Un dimanche sans voiture à Bruxelles mais aussi dans 35 villes et communes flamandes

Bruxelles, mais aussi 35 villes et communes flamandes et dans une moindre mesure wallonnes vivront une grande partie de ce dimanche sans voiture. Et pour ceux qui ont une dérogation, la vitesse maximum est limitée partout à 30 km/h.

Point d'orgue de la semaine européenne de la mobilité (du 16 au 22 septembre), le dimanche sans voiture a lieu ce 22 septembre dans plusieurs dizaines de villes flamandes et wallonnes mais aussi à Bruxelles.

Les villes flamandes qui y participent sont : Alost, Asse, Beveren-Waas, Bilzen, Boechout, De Pinte, Deinze, Termonde, Genk, Gand, Gingelom , Haacht, Haaltert, Ham, Hamme, Herzele, Houthalen-Helchteren, Ypres, Courtrai, Malines, Melle, Merelbeke, Nijlen, Ninove, Ostende, Ranst, Roulers, Renaix, Saint-Nicolas, Steenokkerzeel, Furnes, Vilvorde, Wemmel, Wijnegem, Zelzate et Zottegem.

En Wallonie, Dans le sud du pays, seules les communes de Mons (de 10 à 22 heures), d'Ath (de 10 à 18 heures), et de Libramont (de 10 à 18 heures) participent au mouvement.

L'ensemble du territoire de la Région bruxelloise est fermé au trafic automobile ce dimanche depuis 9h30 jusqu’à 19h00, permettant aux adeptes de la mobilité douce d'investir les grands boulevards de la capitale.

Les réseaux STIB et De Lijn sont gratuits à Bruxelles et les fréquences dominicales de passage des véhicules renforcées. La SNCB propose un "Mobility ticket", pour 6 euros aller-retour depuis et vers n'importe quelle destination en Belgique. Laisser sa voiture dans un parking payant de la SNCB ne coûtera qu'1 euro ce jour-là.

"Le dimanche sans voiture s'applique à tout le monde, excepté transports en commun, taxis, autocars, services de secours, personnes handicapées munies de la carte, corps diplomatiques et véhicules d'utilité publique", précise Bruxelles Mobilité. "La vitesse maximum est limitée partout à 30 km/h".

Les vélos électriques rapides, capables d'atteindre des vitesses de 45 km/h, considérés comme des cyclomoteurs, doivent également obtenir une dérogation.

La journée sera ponctuée de nombreux événements festifs et d'actions de sensibilisation aux enjeux sociétaux que constituent la mobilité.

Quelle est l’origine de la journée sans voiture?

Aujourd'hui, l’un des objectifs du dimanche sans voiture est de faire prendre conscience sur l’importance de pouvoir respirer un air plus sain en ville sans gaz d’échappement. Mais cela n’a pas toujours été la raison. Les premières journées sans voiture ont été organisées en 1956 suite à la crise de Suez, et le blocage du Canal.
Cela a perturbé l'approvisionnement en pétrole en provenance du Moyen-Orient. A partir du 18 novembre 1973, il y eut une deuxième série de dimanches sans voiture. L'OPEP avait fermé le robinet du pétrole après du déclenchement de la guerre du Kippour, un conflit militaire entre Israël et une coalition formée entre l'Égypte et la Syrie. Cela a conduit à une crise pétrolière et à une hausse considérable des prix du carburant.
Et puis plus rien jusqu’en 1997 en Islande qui est pionnière en matière de défense de l'environnement. L’objectif est alors tout autre : sensibiliser aux impacts de l’utilisation de la voiture sur la santé et l’environnement. 

La journée sans voiture s’est alors inscrite au niveau européen, dans le cadre de la Semaine de la mobilité, à la fin des années 90.