Hendrik Bogaert (CD&V) appelle son parti à se distancier de la "démocratie libérale"

Invité ce mercredi à la matinale de Radio 1 (VRT), le député fédéral Hendrik Bogaert (CD&V) a déclaré que son parti n’avait plus d’avenir au centre de l’échiquier politique. "Il faut choisir d’évoluer vers un parti populaire traditionnel de centre-droit", a-t-il notamment indiqué. 

"Des changements sont nécessaires au sein du programme du CD&V", a commenté Hendrik Bogaert. "La démocratie libérale a apporté beaucoup de développements favorables. Mais elle a aussi ses désavantages. Le CD&V s’est beaucoup trop aligné à ce système, et ne s’est pas suffisamment montré critique", estime-t-il. 

Hendrik Bogaert, connu pour ses positions plus à droite, n’y va pas par quatre chemins : "La démocratie libérale est morte car elle ne mène plus aux attentes que l’on peut avoir de tout système politique, en l’occurrence une amélioration de la société", a-t-il déclaré dans le studio de Radio 1. "Elle met aujourd’hui sous pression des traditions vieilles de plusieurs siècles telles que la langue, les normes et les valeurs".

D’après le député, les positions du CD&V concernant la migration doivent changer. "L’intégration est un grand problème de société. Tout le monde le ressent et le perçoit. Nous devons donc être clairs. Les gens qui arrivent ici doivent s’adapter à nous, et non l’inverse".

Energie et politique sociale

Parallèlement, Hendrik Bogaert plaide pour davantage de politique sociale. Il se dit ainsi en faveur d’un revenu net minimum de 1.500 euros par mois. 

Au sujet des questions climatiques, le député veut faire baisser les émissions de CO2 non seulement via l’énergie solaire et éolienne, mais également en préservant le nucléaire.

Pourquoi ne pas rejoindre la N-VA?

Au vu des positions de Monsieur Bogaert, pourquoi ne pas rejoindre la N-VA au lieu de faire virer tout un parti à droite, demande le journaliste de la VRT. "Je ne suis pas nationaliste", répond le principal concerné, pour qui le cartel anciennement formé entre son parti et les nationalistes flamands était toutefois "une bonne période". 

Alors que le président du CD&V, Wouter Beke, a fait savoir qu’il ne comptait pas rempiler, Hendrik Bogaert a indiqué qu’il envisageait de se porter candidat. 

Il y a une dizaine de jour, les ’12 apôtres’ du parti chrétien-démocrate flamand ont publié un rapport sur les raisons de leur défaite lors du scrutin du 26 mai dernier. Ce rapport pointait notamment du doigt "une position centriste trop prudente" du parti, ce qui n’a pas permis de capter les préoccupations des électeurs. On notera que Hendrik Bogaert n’a pas participé à ce groupe de travail.