Les restaurants se multiplient en Flandre orientale, avec des chefs toujours plus jeunes

Le nombre de restaurants dans la province de Flandre orientale ne cesse d’augmenter. Il y en a même 25% de plus à l’heure actuelle qu’en 2015. Radio 2 Oost-Vlaanderen a pu consulter les chiffres de l’Horeca en Flandre. Ainsi, dans toutes les provinces de nouveaux restaurants ont ouvert leurs portes, mais leur nombre a surtout augmenté en Flandre orientale. On constate également que les chefs qui ouvrent leur propre restaurant sont de plus en plus jeunes dans cette province.

Au début de 2015, la Flandre orientale comptait 1.600 restaurants. Actuellement, il y en a près de 2.000 dans cette province. Dans le reste de la Flandre, le nombre de restaurants augmente également, mais dans une moindre mesure, indique Matthias De Caluwe de l’organisation Horeca Vlaanderen. "Leur nombre augmente plus rapidement en Flandre orientale que dans le reste de la Flandre. C’est très positif, d’autant plus que de nombreux jeunes décident maintenant d’ouvrir un restaurant".

"La variété de restaurants est grande", précise encore De Caluwe. "Je me suis rendu cet été encore à l’ouverture d’un nouveau restaurant gantois. Les propriétaires avaient déjà un établissement, mais voulaient tenter un nouveau concept. Une fois qu’ils y prennent goût, les gens lancent de nouvelles initiatives".

Les chefs se lancent plus jeunes

On constate en outre, en Flandre orientale, que les chefs qui ouvrent un nouveau restaurant sont de plus en plus jeunes. Denis Dhaene, directeur technique de l’école hôtelière Stella Matutina explique : "Ces derniers années, de nombreux jeunes qui avaient terminé leurs études ont effectivement ouvert leur propre restaurant".

"Il y a environ 20 ans, les jeunes qui avaient terminé leur formation à l’école hôtelière entraient dans un système hiérarchique. Ils commençaient comme commis, pour devenir ensuite sous-chefs et finalement chefs. C’est moins le cas maintenant. Les jeunes qui entament une formation savent nettement mieux ce qu’ils veulent et lancent donc plus rapidement leur propre affaire".

La gastronomie est abordée de façon moins classique, estime encore Denis Dhaene. "De nombreux jeunes diplômés débutent, par exemple, avec un foodtruck, un restaurant pop-up ou un restaurant avec un concept bien particulier. On expérimente davantage. En s’adaptant aux tendances du moment. Ou quand un restaurant pop-up n’a plus de succès, les propriétaires se lancent dans un autre projet".

Le public rajeunit aussi

Autrefois on allait avant tout "bien manger" avec les parents ou beaux-parents, pour une occasion bien particulière. Mais à l’heure actuelle, on va manger au restaurant parce que c’est agréable ou pour essayer un nouvel endroit. Les jeunes le font eux aussi. En ce mois d’octobre aura ainsi lieu la dixième édition de "Jong Keukengeweld", une initiative de Toerisme et Horeca Vlaanderen, qui permet au jeune public d’aller manger à petit prix des repas préparés par de jeunes chefs de talent. En Flandre orientale, quelque 4.000 personnes se sont inscrites pour ce projet.

L’un des restaurants qui y prennent part est le Woestyne à Aalter, qui appartient au chef coq Tim Vervynckt (photo principale). Il est l’exemple parfait qu’un chef peut déjà débuter à un tout jeune âge. Il n’avait en effet que 22 ans quand il s’est lancé dans l’entreprenariat culinaire.

"J’espère être un exemple pour d’autres jeunes entrepreneurs", indiquait Tim Vervynckt à Radio 2 (VRT). "Ce n’est pas évident, mais cela en vaut certainement la peine". Entretemps, le jeune chef travaille déjà depuis 6 ans dans son restaurant. Son épouse Angelique Maenhaut s’occupe de servir en salle. "C’est un pur hasard, mais tout le monde dans l’équipe a le même âge. Tim et moi, et les sous-chefs … nous avons tous 28 ans !", confie Maenhout.