N-VA et PS se sont à nouveau rencontrés : De Wever remplacera-t-il le duo d’informateurs ?

Les ténors du parti nationaliste flamand et du parti socialiste francophone se sont une nouvelle fois rencontrés, jeudi, dans le cadre des négociations pour la formation d’un gouvernement fédéral. C’est ce qu’indique le quotidien De Tijd. L’information a été confirmée à la rédaction de VRT NWS. Lundi 7 octobre, la mission d’information de Didier Reynders (MR) et Johan Vande Lanotte (SP.A) prendra normalement fin. D’après les informations obtenues par la VRT, il se pourrait que le président de la N-VA, Bart De Wever, se voit à son tour chargé d’une mission.

Les représentants de la N-VA et du SP se sont déjà parlé plusieurs fois au cours des semaines écoulées, indiquait l’unique candidat à la présidence du PS Paul Magnette à divers journaux. Ils se sont même vus plusieurs fois ces derniers jours, dont ce jeudi, a appris VRT NWS. Bart De Wever et Theo Francken étaient présents pour la N-VA, Elio Di Rupo et Paul Magnette pour le PS, ainsi que les deux informateurs Johan Vande Lanotte et Didier Reynders.

D’après les informations obtenues par la VRT, les chefs des deux partis et les informateurs se seraient avant tout concertés à propos de ce qui devra se passer lundi, lorsque Reynders et Vande Lanotte termineront la mission dont les a chargés le roi Philippe. On ne saura que lundi qui succèdera au duo, mais il semblerait que Bart De Wever puisse être chargé seul de clarifier certaines choses.

Le jour de l’accord de gouvernement flamand, Bart De Wever a laissé entendre qu’il ne savait toujours pas ce que veut le PS. Le bourgmestre d’Anvers pourrait donc être chargé de réclamer davantage de clarté au parti socialiste. Un duo de ténors de la N-VA et du PS ne serait pas à l’ordre du jour, parce que cela signifierait que les deux partis sont d’accord de former ensemble un gouvernement. Ce qui est encore trop tôt, indique les observateurs.

Magnette : "Nous ne sommes d’accord sur rien avec la N-VA"

Dans une interview accordée au quotidien Le Soir, Paul Magnette (photo archives) insiste ce vendredi sur les profondes divergences entre le programme de sa formation et celui de la N-VA. "On s'est beaucoup vus, on est nulle part et d'accord sur rien". A entendre le futur patron des socialistes francophones, une éventuelle coalition entre le PS et la N-VA ne semble donc pas pour un avenir proche.

"J'ai toujours été clair : on met un veto sur le Vlaams Belang, pas sur la N-VA. Après, on constate que l'on n'est d'accord sur rien avec les nationalistes. Depuis le 26 mai, il y a eu beaucoup de réunions très discrètes avec les informateurs. J'ai dû me retrouver quatre ou cinq fois autour d'une table avec la N-VA et d'autres partis. On a échangé sur tous les sujets et je ne vois aucun point sur lesquels nous sommes d'accord".

Magnette ne ferme cependant pas tout à fait la porte au parti nationaliste flamand, affirmant qu'il répondra à toutes les invitations, mais refusera de négocier sur des sujets comme la fin de la Belgique et de la sécurité sociale. "Si demain, la N-VA donne son accord pour la pension minimale à 1.500 euros, un refinancement des soins de santé, de la SNCB, des bas salaires, etc., je commencerai à avoir du mal à expliquer qu'on ne peut pas discuter avec eux. Mais on est très, très, très loin de ces positionnements aujourd'hui", détaille-t-il.

Le socialiste garantit une nouvelle fois que son parti ne fera rien pour provoquer un retour aux urnes, indiquant au passage que la N-VA n'est pas incontournable.