Les étudiants flamands en médecine s’inquiètent pour leur numéro Inami

Les étudiants flamands en médecine craignent une incertitude juridique après que le nouveau ministre flamand de l'Enseignement, Ben Weyts (N-VA), ait annoncé qu'il ne respecterait plus le quota fédéral déterminant le nombre de médecins pouvant exercer chaque année.

Nous n'accepterons pas que les étudiants qui se lancent en médecine se retrouvent dans une incertitude juridique en raison du dépassement des quotas fixés par le gouvernement fédéral", réagit vendredi le conseil flamand des étudiants en médecine (VGSO). "A la fin de leurs études, ils seront donc dépendants de la décision du ministre de la Santé."

Les étudiants flamands indiquent que le non-respect du quota en Fédération Wallonie-Bruxelles est une source de frustration depuis longtemps, mais ils "regrettent profondément" que le nouveau gouvernement flamand l'envisage également. "Tant que le quota fédéral est en vigueur, les étudiants flamands en médecine en dépendent pour être reconnus et obtenir un numéro Inami à la fin de leur formation", poursuit le VGSO.
 

L'Absym s'inquiète de l'abandon du quota fédéral en Flandre

L'Association belge des Syndicats médicaux (ABSyM) craint des conséquences néfastes si la Région flamande ne respecte plus le quota fédéral déterminant le nombre de médecins pouvant exercer chaque année, comme l'a annoncé le nouveau ministre régional de l'Enseignement Ben Weyts.

"C'est le ministre fédéral de la Santé qui est compétent pour attribuer des numéros Inami, et non le ministre flamand de l'Enseignement Ben Weyts (N-VA)", souligne Marc Moens.

"En tant que syndicat de médecins, nous soutenons le numerus clasus, qui est en fait devenu un numerus fixus. Cela vaut d'ailleurs autant pour l'aile francophone Absym que pour le BVAS flamand, car l'admission d'un nombre illimité d'étudiants est néfaste pour la qualité de la formation et l'acquisition de l'expérience nécessaire pour construire une carrière de médecin."

Marc Moens précise que la Flandre étudiait déjà la mise en place de sa propre commission de planification pour les études de médecine, mais que la volonté du ministre Weyts présente "de graves risques" car le nombre d'étudiants diplômés pourrait dépasser la quantité de numéros Inami. "Cela ne conduira-t-il pas à un 'bain de sang' dans six ans? ", s'interroge le président de l'Absym.