Le Musée des Beaux-Arts de Gand organise un "exercice catastrophe culturel"

L’an prochain, le Musée des Beaux-Arts de Gand (Flandre orientale) rendra hommage au maître flamand Jan van Eyck (Maaseik 1390 - Bruges 1441) avec une exposition intitulée "Van Eyck. Une révolution optique", qui aura lieu de début février à fin avril 2020. Elle est annoncée comme la plus grande exposition jamais consacrée au peintre flamand, qui devrait accueillir un nombre record de 250.000 visiteurs en trois mois. Pour être certain que leur sécurité soit garantie lors d’une telle affluence, le Musée gantois organise un exercice de sécurité. La semaine prochaine, 400 bénévoles pourront ainsi visiter une copie de l’exposition.

Le Musée des Beaux-Arts (MSK) de Gand ouvrira le 1er février prochain la plus grande exposition jamais consacrée au peintre médiéval Jan van Eyck. Elle ressemblera un grand nombre de la vingtaine d’œuvres du maître flamand qui sont encore conservées à l’heure actuelle dans le monde. L’exposition "Van Eyck. Une Révolution optique" s’articule autour des volets extérieurs restaurés de "L’Adoration de l’Agneau mystique" (photo) et d’autres œuvres de Van Eyck.

Pour que la révolution optique engendrée par Van Eyck soit clairement perceptible, ses tableaux seront installés aux côtés d’œuvres de ses contemporains les plus talentueux originaires d’Allemagne, d’Espagne, de France et d’Italie.

L’exposition s’inscrit dans le cadre d’une année complète dédiée à Van Eyck à Gand, sous le titre "OMG ! Van Eyck was here" (traduisez par ‘Mon dieu ! Van Eyck est passé par ici’). Plus de 250.000 visiteurs sont attendus à l’exposition centrale, en l’espace de trois mois. Le musée ne veut prendre aucun risque face à une telle affluence et organisera donc une journée de test - un "exercice catastrophe culturel".

L’exposition a été reconstituée

"Pour l’exercice de la semaine prochaine, nous avons recréé l’exposition telle qu’elle sera, avec des répliques des tableaux. Quelque 400 bénévoles visiteront alors toutes les salles avec un guide. Nous allons simuler une visite entière, depuis l’entrée, via les guichets, en passant par toutes les salles d’exposition. Nous voulons ainsi pouvoir détecter d’éventuels problèmes qui pourraient se produire", indiquait Johan De Smet du MSK à Radio 2 Flandre orientale.

L’attention se portera avant tout sur le flux de visiteurs, l’accessibilité des toilettes et autres locaux, le mélange entre les jeunes visiteurs et les plus âgés, la sécurité. Le Musée veut aussi s’assurer que l’acoustique soit bonne. "Nous allons faire entrer nos bénévoles par groupes de 50 personnes, et voir comment cela se passe. Le personnel du musée est également sollicité pour le test. Chacun recevra un rôle à remplir pour que tout se passe bien".

Les tickets se vendent à toute allure

L’exercice "catastrophe culturelle" n’est pas un luxe, car le musée attend un nombre record de visiteurs. Pour toute la durée de l’exposition, quelque 250.000 tickets sont prévus. "La vente va à toute vitesse, tant en Belgique qu’à l’étranger. Plus de 35.000 tickets ont déjà été réservés. Nous constatons qu’à certains moments, comme les week-ends, le musée sera vraiment plein. Les visiteurs dont l’emploi du temps est plus flexible parviennent encore à obtenir des cartes".

Le marché de l’emploi gantois profitera aussi de cette grande exposition au MSK. Le musée a en effet besoin de 40 collaborateurs supplémentaires pendant la durée de l’événement. "Nous effectuerons le test la semaine prochaine sans personnel supplémentaire, mais pendant l’année Van Eyck nous aurons besoin du double du personnel", souligne Johan De Smet.

Après l’exercice avec les bénévoles, le Musée des Beaux-Arts de Gand (photo) disposera encore de trois mois avant l’ouverture de l’exposition, pour faire les éventuelles modifications qui pourraient s’être avérées nécessaires.