La douane veut scanner 100% des containers au port anversois, à la recherche de drogue

L'administration générale des Douanes se fixe pour objectif de scanner l’entièreté des containers au port d'Anvers pour lutter contre le trafic de cocaïne. C’est ce que rapportent plusieurs quotidiens. L’information a été confirmée à VRT NWS. Un tiers des saisies de cette drogue en Europe se fait actuellement au port anversois.

À l'heure actuelle, faute de moyens technologiques et humains suffisants, seulement 1% des containers sont scannés au port d’Anvers. Et les Douanes estiment que seuls 10% des stupéfiants qui arrivent via le port sont saisis.

Regrettant que cette infrastructure soit visée par "des mafias", Kristian Vanderwaeren, administrateur général des Douanes, s'est fixé un objectif à long terme particulièrement ambitieux de scanner 100% des containers. "Le but est de voir ce que l'on peut faire de mieux en utilisant la technologie et sans que le flux des marchandises soit interrompu. Cela a un prix. Et avant que j'aie un montant à proposer, il faudra continuer à faire des recherches", poursuit l'administrateur général.

Il s'exprimait mardi dans le cadre de la présentation des résultats d'une étude décidée par la Commission européenne et menée par l'Université d'Anvers sur les possibilités offertes pour mieux détecter la cocaïne parmi les plus de 100 millions de tonnes de marchandises déchargées chaque année dans le deuxième port d'Europe.

L'étude recommande de scanner l'entièreté des importations, via une "utilisation maximale de la technologie, en couplant les techniques électromécaniques, l'imagerie et l'intelligence artificielle. Et ce au plus près possible du point de déchargement et en perturbant le moins possible le trafic".

L'imagerie pourra permettre d'observer le contenu du container sans l'ouvrir. L'électromécanique serait utilisée pour extraire l'air d'un container au moyen d'une sonde puis l'analyser. Le projet est étudié par l’Université d’Anvers et IMEC, l’Institut de microélectronique et composants. Il faudra encore quelques années avant qu’il ne puisse être utilisé.