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Carles Puigdemont passera fin octobre devant la Chambre du conseil de Bruxelles

L'ancien ministre-président de la Catalogne Carles Puigdemont (photo) a été auditionné ce vendredi dans les locaux de la police fédérale. Il s’est présenté de sa propre initiative à la justice belge. Celle-ci doit maintenant décider si elle va accéder à la demande d’extradition de Puigdemont vers l’Espagne. La justice espagnole veut en effet le juger pour l’organisation du référendum sur l’indépendance de la Catalogne, qu’elle juge illégale. Puigdemont comparaîtra le 29 octobre devant la Chambre du conseil de Bruxelles. Il a été remis en liberté sous conditions par le juge d'instruction.

Cela fait déjà deux ans que Carles Puigdemont s’est réfugié en Belgique, après avoir organisé un référendum sur l’indépendance de la Catalogne, dont il était alors ministre-président. La justice espagnole affirme que pareil référendum est illégal et veut l’arrêter pour le juger.

L’Espagne a maintenant envoyé à la Belgique un mandat d’arrêt européen et international, afin de pouvoir juger Puigdemont sur son territoire. Au début de la semaine, la Cour suprême espagnole a déjà condamné neuf dirigeants sécessionnistes, dont plusieurs ministres, pour sédition et malversations pour certains. Ils ont écopé de peines allant jusqu’à 13 ans d’emprisonnement.

Le parquet de Bruxelles, qui a reçu le mandat d'arrêt européen, s'est refusé pour l’instant à tout commentaire. Entretemps, Carles Puigdemont s’est mis à la disposition de la justice belge. Il s’est présenté ce vendredi matin à la police fédérale "de sa propre initiative" et a été privé de sa liberté.

Il a ensuite été remis en liberté sous conditions. Il doit ainsi notamment prévenir le juge d'instruction quand il veut se rendre à l'étranger.  C'est maintenant à la Chambre du conseil de Bruxelles de statuer sur l'exécution, ou non, du mandat d'arrêt européen. L'audience aura lieu le 29 octobre.