Une Belge figure sur la première liste des criminelles les plus recherchées d’Europe

L'agence européenne de police criminelle Europol lance ce vendredi une nouvelle campagne choc pour capturer les femmes criminelles les plus recherchées des pays de l'Union européenne. Avec le slogan "Le crime n’a pas de genre", elle souligne que leurs crimes sont "aussi graves" que ceux commis par les hommes. L'objectif est de capter l'attention les internautes. Hilde Van Acker, originaire de Saint-Nicolas, figure sur cette liste. Elle a été condamnée en 2011 par défaut pour le meurtre d’un homme d’affaires britannique.

Dans le cadre de cette campagne intitulée "Le crime n'a pas de genre", un nouveau site interactif d'Europol dévoile d'une manière spectaculaire les visages de criminels en fuite recherchés par les polices de 21 pays de l'Union européenne, a indiqué la porte-parole d'Europol Tine Hollevoet. Parmi eux, 18 sont des femmes.

Les suspects sont sous le coup de chefs d'accusation comme le meurtre, le trafic d'êtres humains ou de drogue. La Belgique recherche par exemple Hilde Van Hacker (56 ans), qui a été condamnée par défaut à la prison à vie pour avoir tué l'homme d'affaires britannique Marcus John Mitchell en 1996 à la côte belge. Elle est en cavale avec son mari, Jean-Claude Lacote, avec qui le crime a été commis.

"Les gens pensent que d'habitude ces crimes ne sont pas commis par des femmes, mais ils le sont et ils sont aussi graves que ceux commis par les hommes", a expliqué Tine Hollevoet.

La page de présentation du site de la campagne montre dans un premier temps la tête des suspects dissimulée derrière un masque terrifiant illuminé par des néons, avant que leur visage ne soit progressivement dévoilé, l'histoire de leurs crimes étant parallèlement racontée aux internautes. Le visage du fugitif est révélé et les visiteurs du site "pourront voir si c'est un homme ou une femme", ajoute Hollevoet.

Approche efficace

"L'objectif est d'attirer le plus grand nombre possible de visiteurs, l'expérience nous ayant appris que plus grand est le nombre de personnes ayant vu les fugitifs recherchés, plus grandes sont les chances de localiser et d'arrêter" ces derniers, poursuit la porte-parole d’Europol.

Une autre femme recherchée est la Hongroise Ildiko Dudas, 31 ans, accusée de trafic de drogue et d'abus à l'encontre d'enfants. "Les enfants de la suspecte étaient très souvent amenés aux transactions de drogue", a indiqué Europol. Dudas a été condamnée à six ans de prison pour des crimes commis entre 2011 et 2012. On ne sait pas où elle se trouve actuellement.

Cette nouvelle campagne d'Europol peut être vue sur le site www.eumostwanted.eu/crimehasnogender, qui fournit également des instructions pour communiquer des renseignements à la police.