350 agents de sécurité manifestent devant le siège de l’OTAN, longues files d’attente à Brussels Airport

Le front commun syndical a réuni mardi matin quelque 350 militants devant le siège bruxellois de l'Otan afin de réclamer de meilleures conditions de travail et une augmentation du pouvoir d'achat. Depuis juin, il tente de conclure un accord avec les employeurs mais les discussions ont abouti à un blocage. Cette action occasionne aussi des temps d'attente allant jusqu'à une heure aux contrôles de sécurité de Brussels Airport.

Des agents normalement actifs à l'aéroport de Zaventem, responsables de la vérification de bagages, faisaient partie des manifestants devant le siège de l’OTAN. La perturbation la plus importante en raison des actions qui doivent durer toute la journée, devrait se produire en matinée avant 10h00, selon l'aéroport. La situation devrait ensuite s'améliorer. 

Brussels Airport appelle tout de même les voyageurs à se présenter bien à l'avance, à savoir deux heures avant le vol pour une liaison dans l'espace Schengen, et trois heures pour ceux qui en sortent.
C'est une journée "normale" pour l'aéroport, avec un flux total de 68.000 passagers qui arrivent ou qui partent.

"Plus de pouvoir d’achat et de meilleures conditions de travail"

La dernière concertation entre syndicats et employeurs le 14 octobre s'est terminée sur un blocage. Un préavis de grève a été déposé, occasionnant une première action, mardi matin, devant le siège de l'Otan à Bruxelles. Les syndicalistes ont distribué des tracts à l'entrée du bâtiment et ont occupé une partie du rond-point tout proche.

Le secteur veut exprimer son mal-être, estimant qu'il n'est plus viable de travailler comme agent de gardiennage sans que la flexibilité exigée ne soit mieux rémunérée.

"Les prestations le samedi n'octroient qu'une prime de 15% supplémentaire et le dimanche, la nuit et les jours fériés ne donnent droit qu'à 22%. Des montants bien trop bas", estime Koen Maertens, du syndicat ABVV (FGTB).

"En outre, ces primes sont calculées à partir du plus bas salaire dans le secteur et non de la réelle rémunération de l'agent de gardiennage. Nous essayons de discuter de cela depuis des années avec l'Association professionnelle des entreprises de gardiennage (Apeg) mais nous avons toujours été confrontés à un 'niet'. Maintenant, la coupe est pleine", s'exclame le syndicaliste socialiste.

Malgré la croissance de la demande, les employeurs n'investissent pas davantage, déplore Steve Rosseel de l'ACV (CSC) Alimentation et Services. "Ils sont prêts à dépenser des milliers d'euros pour améliorer l'image de l'agent et du secteur mais le problème est plus profond. Il s'agit des conditions de salaires et de travail."

L'Otan a été choisi pour la première action de manière symbolique, l'organisation étant une cliente importante du gardiennage.

"Nous envoyons le signal que nous allons aussi nous attaquer aux clients. Ils veulent tous une sécurité privée mais ne veulent pas la payer ou pas suffisamment. Les employeurs offrent dès lors le prix le plus bas mais cela se fait au détriment des travailleurs", dénonce Koen Maertens.