Deux Gantois vont traverser l’Océan Atlantique à la rame

Bernard et Damien Van Durme, deux frères originaires de Gand, vont traverser l'Océan Atlantique à la rames dans 2 mois. C'est un voyage de 5.000 kilomètres qui leur prendra environ 50 jours. Actuellement, les deux frères s’occupent des derniers préparatifs. Ils vont effectuer un voyage d'entraînement de trois jours de Belgique jusqu’en Grande-Bretagne et retour.

Le bateau à rames de Bernard et Damien Van Durme se trouve actuellement amarré à Blankenberge, au littoral. C'est là qu'ils préparent leur bateau pour partir en Grande-Bretagne.

"Nous allons naviguer pendant environ trois jours". C'est un voyage d'entraînement pour se préparer à la grande traversée de l'océan Atlantique. Avec ce voyage de 5 000 kilomètres, ils suivent les traces de Christophe Colomb et d'autres. "Nous en avons toujours rêvé. Quand nous avons appris qu'un concours était organisé, nous n'avons pas hésité longtemps à y participer."

L’embarcation utilisée pour la haute mer est plus rigide qu'un bateau à rames classique. "C'est parce que la vitesse est importante dans l'aviron classique ", explique Bernard Van Durme. "Ces bateaux doivent donc être très légers. Les bateaux à rames océaniques sont plus larges parce qu'ils doivent être capables de résister à des conditions météorologiques extrêmes."

Voyage dangereux

"Le voyage peut être dangereux, poursuit Bernard. "S'il fait mauvais temps, on pourra se réfugier dans la cabine à l'arrière du bateau. On y dort aussi parce que l'arrière du bateau ne monte pas et ne descend pas aussi vite."

Même si le voyage n'est pas sans danger, les deux frères restent calmes et feront tout leur possible pour tenter de remporter l’épreuve. "S'il y a une grosse tempête et que nous sommes l'une des premières équipes, nous n'abandonnerons pas et nous continuerons à ramer. Bien sûr, sans mettre nos vies en danger."

Vivre dans un espace réduit

"Nous nous entraînons beaucoup parce que nous devons nous préparer physiquement. Nous avons besoin de suffisamment de muscles pour éviter les blessures, mais notre santé mentale est aussi très importante ", ajoute Bernard.

"Ce ne sera pas simple de passer autant de mois ensemble dans un si petit espace. C'est pourquoi nous nous entraînons déjà à résoudre les conflits dès maintenant. "Il est important d'exprimer immédiatement nos frustrations pour ne rien refouler".