En maternelles et en primaires, on enferme encore des enfants dans un placard

Dans les écoles maternelles et en primaires, les enfants sont encore privés de liberté s'ils sont jugés "difficiles". Elke Emmers,  une chercheuse de la Haute école UCLL (Leuven-Limburg) l’a déclaré dans l’émission “De wereld vandaag”. Elle réalise un état des lieux des "mesures restrictives de la liberté" dans l'enseignement flamand. Elke Emmers comprend les enseignants qui ne voient pas d'autre solution que d’exclure certains élèves de la classe, mais en même temps elle pense que ce n'est pas possible.

Enfants attachés à leur chaise avec du ruban adhésif ou enfermés dans un placard à balais: deux exemples de maltraitance dont ont été témoins des étudiants pendant leur stage dans l'enseignement primaire en Flandre. Ils ont dénoncé ces cas à la Haute école UC Leuven Limburg (UCLL), qui réalise pour la première fois un état des lieux des "mesures restrictives de la liberté" dans l'enseignement flamand.

L'objectif est de "mettre un terme" à ces pratiques, selon la chercheuse Elke Emmers. Selon elle, entre cinq et 17 jeunes ont été témoins de pratiques problématiques lors de leur stage dans différentes écoles primaires. Il s'agit souvent d'enfants agités ou qui contredisent les enseignants.
La raison pour laquelle ces histoires alarmantes sont révélées aujourd'hui n'est pas connue. "Cela peut avoir un lien avec la pression croissante que subit l'enseignement", indique Elke Emmers. "Des problèmes de comportement sont de plus en plus signalés, les classes sont plus grandes, alors que les moyens sont réduits."

Dans certains établissements, des notes internes avec des règles pour la privation de la liberté seraient même en circulation. "Certains de nos étudiants ont eu accès à ces documents", dit Mme Emmers. Les écoles profitent d'une zone grise juridique, car il n'y a pas de règles en la matière pour l'enseignement.