Joachim Coens : "Un gouvernement de technocrates si la formation du gouvernement fédéral n’avance pas"

"Si les partis politiques ne parviennent pas à former un gouvernement d’ici au 6 décembre, (date de la Saint Nicolas), laissons cette tâche à des experts". Pour Jooachim Coens, candidat à la présidence du CD&V, un gouvernement composé de technocrates qui aurait un programme limité serait une alternative pour sortir de l’impasse actuelle au niveau fédéral.

"Cela a assez duré" a déclaré Joachim Coens au quotidien Het Laatse Nieuws et a confirmé ses propos à la VRT. "Si les partis politiques sont incapables de former un gouvernement, laissons cette tâche à d'autres. Et formons rapidement un gouvernement composé d’experts."

Si les partis politiques sont incapables de former un gouvernement, laissons cette tâche à d'autres.

Joachim Coens est bourgmestre de Damme et patron du port de Zeebrugge.Il est aussi l’un des sept candidats pour succéder à Wouter Beke, à la présidence du CD&V. "Les élections du 26 mai sont terminées depuis plus de cinq mois, cela fait presque 11 mois que le gouvernement Michel est tombé et personne, pas même le Roi sans doute, ne sait comment continuer lundi." Joachim Coens plaide donc pour un changement de cap.

"Le gouvernement précédent envisageait un déficit budgétaire d'un milliard en 2020. Ce pourrait toutefois être 12 milliards. Ce n'est pas sérieux. Quel citoyen, quelle entreprise veut encore placer son destin entre les mains de personnes qui refusent de décider, de travailler ensemble? Ce pays a besoin d'un gouvernement. Et d'un budget digne de ce nom. Si les partis ne réussissent plus, d'autres doivent s'en charger", estime encore Joachim Coens.

Le 1er janvier comme date limite

"Si aucun gouvernement n'est formé d'ici le 1er janvier 2020, une équipe d'une dizaine d'experts, issus du monde académique, administratif et de l'entreprise, doit être composée, selon lui. "Comme cela s'est fait en Italie, en pleine crise financière de 2011, lorsque Mario Monti, qui avait été deux fois commissaire européen, a mis sur pied un gouvernement de spécialistes, de technocrates, qui a ramené la stabilité. La Belgique en est là. C'est ça ou de nouvelles élections, mais celles-ci ne résoudraient rien", a-t-il conclu.