Formation fédérale: "Le MR a la possibilité de choisir, mais il repousse la responsabilité vers le PS et la N-VA"

Le prochain gouvernement belge sera-t-il à nouveau axé sur un redressement socio-économique, ou fera-t-il les premiers pas vers le confédéralisme ? Face à l’impasse politique, les libéraux du MR semblent avoir le choix, étant, selon les formules adoptées, nécessaires côté francophone. "Le parti repousse toutefois la responsabilité vers les deux plus grandes formations du pays", analyse le journaliste politique de la VRT, Ivan De Vadder.

Alors que le ministre flamand Ben Weyts (N-VA) et l’ancien Premier ministre Charles Michel (MR) étaient les invités ce lundi de la matinale de Radio 1 (VRT), les échos concernant la formation du prochain gouvernement fédéral ne sont que très peu optimistes.

D’après Ivan De Vadder, il existe cependant une certaine forme de clarté. "Pour la N-VA, il y a deux choix : soit on retourne à un gouvernement de redressement socio-économique, soit on se dirige vers le confédéralisme", souligne-t-il.

Dans le studio de Radio 1, Charles Michel (MR) a souligné que son parti n’était pas en faveur d’une nouvelle aventure communautaire. "On en conclut donc qu’il est possible d’aboutir à une forme de confédéralisme avec le PS, mais pas avec le MR", analyse le journaliste de la VRT. "Avec le MR en revanche, il est possible de mettre en place une politique socio-économique de droite", ajoute-t-il.

L’absence de choix du MR

Côté francophone, quelle que soit la formule adoptée, le MR semble être nécessaire à la formation d’une majorité. "Il a donc la possibilité de choisir, mais il repousse la responsabilité vers les deux plus grands partis du pays. Cela mène à l’impasse qu’on connaît depuis maintenant cinq mois", constate Ivan De Vadder.

D’après le journaliste, aucun parti n’ose actuellement se jeter à l’eau. "On a peur du vide, et du peu de parachutes dont on dispose", indique-t-il. "Résultat, quasiment toutes les formations politiques se retrouvent aujourd’hui au bord du ravin".

Pour Ivan De Vadder, la situation n’est en outre pas favorisée par les élections des nouveaux présidents du MR et du CD&V prévues le mois prochain. D’ici là, il sera probablement très difficile d’envisager une quelconque avancée.