© Fotograf Bruno Ehrs / Photographer's Choice

800 squelettes découverts lors de fouilles autour de la cathédrale Saint-Bavon à Gand

Lors de la rénovation de la cathédrale Saint Bavon à Gand, huit cent squelettes complets, parmi lesquels de nombreux d’enfants ont été mis au jour. Des milliers d’os épars ont aussi été découverts . Les squelettes sont en cours d’examen.

Le 4 mars dernier, des travaux de rénovation de la cathédrale Saint-Bavon ont débuté. Les fouilles archéologique qui ont été menée autour de l’édifice ont mis au jour de nombreux squelettes.

"Le nombre nous submerge", a déclaré Ludo Collin recteur de la cathédrale Saint-Bavon. "Nous savions que la zone derrière la cathédrale, où se trouve aujourd'hui l'évêché, était un ancien cimetière pour les habitants du centre de Gand. Le cimetière était utilisé depuis le début du Moyen Âge et n'a fermé ses portes qu'en 1748. "C'est néanmoins une découverte bouleversante. Parmi les restes humains, il y avait de nombreux corps d'enfants. Cela indique un taux de mortalité infantile très élevé.

Soigneusement nettoyés

"Cet endroit a été un lieu d'inhumation durant 700 ans, poursuit Ludo Collin. "Les gens étaient enterrés les uns au-dessus des autres en six ou sept couches. Il n'est donc pas surprenant qu'il y ait autant de corps enterrées. Les 800 squelettes complets ont été nettoyés avec le plus grand soin. Ils ont tous été lavées entre-temps et se trouvent sur des étagères pour sécher. Ils feront ensuite l’objet de recherches plus poussées."

L'équipe archéologique examinera minutieusement tous ces squelettes et rédigera ensuite un rapport à leur sujet ", explique Ludo Collin. "Ils vont essayer de découvrir ce qui a causé la mort de tous ces gens. Par exemple, s’il y a eu une épidémie. Ils examineront aussi pourquoi il y avait tant d'enfants. Nous avons même trouvé un certain nombre de squelettes de femmes sur lesquels le squelette d'un enfant était encore couché. Nous soupçonnons que ce sont des femmes qui sont mortes en couches."

"Les os épars sont d'un intérêt scientifique moindre. Mais nous voulons aussi les nettoyer d'une manière respectueuse. Nous les hébergerons donc dans des cryptes vacantes sur Campo Santo. Nous leur fournirons un texte qui se réfère à leur origine. Dans la cathédrale Saint Bavon, nous placerons également une plaque explicative".