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Le sabotage du réacteur Doel 4 en 2014 semble avoir été bien préparé

La justice lance un appel aux témoignages concernant le sabotage du réacteur 4 à la centrale nucléaire de Doel (Flandre orientale) en août 2014. La vanne de sécurité d'un réservoir avait été ouverte par un inconnu, laissant échapper 65.000 litres d'huile, ce qui avait causé la mise à l'arrêt du réacteur durant quatre mois et demi. Aucun suspect n'a pu être interpellé. Deux autres actes visant à saboter la centrale auraient eu lieu au préalable, rapportait lundi la télévision commerciale flamande VTM. L’information a été confirmée par le parquet à la VRT. Les incidents semble confirmer la thèse d’un sabotage bien préparé.

Le fait survenu il y a cinq ans - mardi 5 août 2014 vers 11h - demeure un mystère pour la justice. Il a eu d'importantes conséquences, puisque la turbine a longtemps tourné à sec - après que 65.000 litres d’huile se soient échappés du réservoir - avant d'être arrêtée. Les dégâts financiers avaient été évalués à plus de 100 millions d'euros et le réacteur était resté à l’arrêt pendant quatre mois.

Le parquet fédéral fera un état des lieux dans l'émission "Faroek" de VTM ce mardi soir. Initialement considéré comme un acte terroriste, l'incident serait désormais considéré comme un sabotage commis par un travailleur qui avait accès à la salle des machines. Pour perturber le fonctionnement de la centrale.

En outre, deux autres incidents inexpliqués se seraient produits durant les semaines ayant précédé l’acte de sabotage. Ils témoigneraient d'une volonté manifeste d'entraver le fonctionnement de la centrale, a dévoilé lundi le présentateur de l'émission de la chaîne flamande, Faroek Özgünes.

Au cours de l’émission sur VTM, mardi soir , un portrait-robot d’un éventuel suspect ou d’une personne qui pourrait avoir participé à l’acte de sabotage sera diffusé.