La taxe de mise en circulation varie énormément d’une Région à l’autre

La Région flamande, la Région wallonne et la Région de Bruxelles Capitale appliquent des critères très différents pour déterminer le montant de la taxe de mise en circulation d’un véhicule. C’est ce qui ressort d’un test effectué par la rédaction de VRT NWS. Ainsi, pour une voiture familiale hybride - et donc écologique - la Région bruxelloise réclame une taxe de 4.957 euros, alors que la Flandre ne compte aucune taxe (0 euro). Pourquoi cette différence ?

Pour introduire un véhicule neuf ou d’occasion dans la circulation routière, il faut s’acquitter d’une taxe unique de mise en circulation. La fiscalité automobile est déjà de longue date une compétence régionale, ce qui explique que les critères pour le calcul de la taxation ne soient pas les mêmes à Bruxelles, en Flandre et en Wallonie.

En Flandre, c’est le nombre de caractéristiques environnementales qui est pris en considération, comme les émissions de CO2 et celles de particules fines. Mais également le type de carburant, la norme européenne de pollution du véhicule et son âge sont déterminants.

A Bruxelles et en Wallonie, la taxe de mise en circulation est par contre encore toujours déterminée par la puissance du moteur, exprimée puissance fiscale.

En Flandre, on veut avant tout faire payer les voitures les plus polluantes. A Bruxelles et en Wallonie, ce sont encore toujours les voitures d’une grande puissance qui payent davantage. Résultat : pour la même voiture, on doit parfois s’acquitter d’une taxe nettement supérieure dans une autre province. La différence peut se chiffrer à plusieurs milliers d’euros, précise le journaliste Vincent Verelst (VRT).

Qu’apportera l’avenir ?

Le ministre bruxellois des Finances, Sven Gatz (Open VLD), admet qu’il est nécessaire de réformer en profondeur le système actuel de fiscalité routière dans sa Région. Dans l’accord de gouvernement de la Région bruxelloise, il est stipulé que la taxe de mise en circulation devra être fixée à l’avenir sur base des prestations environnementales d’un véhicule.

Pour la fiscalité routière, les critères pris en considération seront d’une part l’aspect écologique, mais aussi le moment où cette voiture roule dans la circulation - comme par exemple pendant l’heure de pointe, plutôt qu’aux heures creuses.

La Fédération belge de l’automobile (Febiac) est consciente des grosses différences entre les Régions. "Le signal envoyé aux citoyens doit être le même partout : optez pour un véhicule plus écologique et vous payerez moins de taxes", estime le porte-parole de la Febiac, Joost Kaesemans.

En Wallonie aussi, la taxe de mise en circulation et la fiscalité routière doivent être revues. Le poids, la puissance et les émissions seront alors les principaux critères pris en compte.