Les autorités flamandes veulent pouvoir exproprier plus vite pour construire des pistes cyclables

Le gouvernement flamand veut introduire une date d’échéance dans les négociations concernant des expropriations d’habitations ou de terrains. Cela doit lui permettre d’aménager plus rapidement de nouvelles pistes cyclables, indiquent ce mardi les quotidiens flamands De Standaard et Het Nieuwsblad.

Pour mener à bien des travaux de voirie, le gouvernement flamand a la possibilité d’exproprier une habitation ou un jardin. Pour ce faire, il existe des procédures strictes : il faut d’abord passer par des négociations entre le propriétaire et le gouvernement, afin de parvenir à une vente du terrain ou de l’habitation à l’amiable.

Si cette négociation ne permet pas d’arriver à un résultat, une expropriation par voie judiciaire peut suivre. Mais ces procédures durent souvent très longtemps.

"Trop souvent des investissements absolument nécessaires pour la sécurité et dans l’infrastructure pour les cyclistes ne peuvent être réalisés en raison de procédures d’expropriation qui trainent ou de l’acquisition d’un terrain qui tarde", stipule la note de gouvernement des ministres concernés. "Dans cette option, nous réformons le Service transactions immobilières. Une date d’échéance pour les négociations sera également fixée, afin de pouvoir passer plus rapidement à une expropriation judiciaire", conclut la note de gouvernement.

La coalition emmenée par le ministre-président Jan Jambon a annoncé le doublement des investissements dans les pistes cyclables. D’ici 2024, le montant annuel alloué aux pistes cyclables passera à 300 millions d’euros. Pour comparaison, l’an dernier la Flandre investissait 138 millions d’euros dans des infrastructures pour les vélos.