La circulation des bus et trams perturbée dans toute la Flandre: "Un tiers des chauffeurs ne travaille pas"

Des perturbations se font ressentir sur l'ensemble du réseau des bus et trams De Lijn ce mercredi à la suite de l'appel à la grève du syndicat socialiste flamand ACOD. D’après la direction de la société de transport en commun, 70% des chauffeurs ont pris le départ ce matin. Les nuisances sont les plus importantes sur un certain nombre de réseaux urbains et au littoral. Les syndicats chrétiens et libéral, ACV et ACLVB, ne soutiennent pas l'action globale en Flandre.

En Brabant flamand, deux tiers des transports sont disponibles mais les problèmes se font principalement ressentir dans la région de Dilbeek et sur les lignes urbaines de Louvain.

A Anvers, un tiers des bus et trams circulent tandis que deux tiers roulent dans la province dans son ensemble. Dans le Limbourg, environ 80% des bus sont sur les routes.

En Flandre orientale, trois quarts des chauffeurs ont pris le volant mercredi matin. Les perturbations se concentrent en revanche sur les réseaux de Gand, Alost et Saint-Nicolas.

En Flandre occidentale, deux tiers des véhicules circulent. La Côte est le plus gros point noir de la province: il y a peu de bus et aucun tram. Courtrai et Bruges sont également fortement impactés.

Dénonciation des conditions de travail

La réunion de conciliation organisée mardi concernant le conflit en cours dans le Brabant flamand a échoué et la grève, entamée il y a huit jours, se poursuit dès lors ce mercredi mais a été étendue à toute la Flandre à l'appel du syndicat socialiste.

Les syndicats protestent actuellement contre de nombreux problèmes au sein de la section brabançonne de l'entreprise, dont la pénurie de personnel, les horaires de travail irréguliers dans le planning des chauffeurs, l'absence de congé, l'administration défaillante du personnel, l'organisation défaillante dans les services techniques et les mauvais plannings pour les inspecteurs.

Service minimum

Dans les colonnes des quotidiens Het Belang van Limburg et De Tijd, la ministre de la Mobilité flamande Lydia Peeters (Open VLV) a indiqué qu’elle donnait à la direction et aux syndicats de De Lijn jusqu'à avril pour parvenir à un accord sur le service minimum garanti. Si cela ne fonctionne pas, elle imposera elle-même les règles, a-t-elle précisé.

Le service minimum devrait assurer que les lignes principales soient tout de même desservies en cas de grève, en répartissant plus efficacement le personnel disponible. Le même plan a été introduit l'an dernier à la SNCB.

"En l'absence de résultats dans les six mois, le gouvernement prendra l'initiative d'atteindre cet objectif lui-même", indique une note d'orientation sur la mobilité et les travaux publics qui sera débattue mercredi au parlement flamand. Selon Lydia Peeters, ces six mois ont débuté le 2 octobre, lorsque le gouvernement flamand a été mis en place.