Le VAB prône des règles plus strictes pour les trottinettes électriques

Les accidents impliquant des trottinettes électriques deviennent presque quotidiens en Belgique, et les piétons se plaignent de plus en plus fréquemment des nuisances causées par les trottinettes garées sur les trottoirs. L’association flamande d’automobilistes VAB demande donc aux villes comme Anvers et Malines, où ces trottinettes sont proposées en partage, d’établir des règles plus strictes pour l’utilisation de ces nouveaux moyens de locomotion plus écologiques.

"Malgré l’augmentation du nombre d’accidents, nous restons persuadés que les trottinettes électriques partagées représentent un moyen de locomotion important », indique Joni Junes du Vlaamse Automobilistenbond (VAB). "Mais il doit devenir plus sûr".

L’exemple de Paris

Le VAB est donc allé voir comment les choses se passent à l’étranger. "A Paris, par exemple, on a établi une règlementation très claire après que le nombre d’accidents impliquant des trottinettes électriques ait explosé", précise Junes.

"Depuis le mois de juillet, les trottinettes électriques ne peuvent plus dépasser les 20 km/heure à Paris, et elles ne peuvent plus monter sur les trottoirs. Ceux qui ne respectent pas les consignes risquent une amende de 90 euros. Garer la trottinette sur le trottoir est également défendu et entraine une amende. La capitale française a aussi installé des endroits de parking séparés pour les trottinettes".

"Le VAB souhaite jouer un rôle de conseiller dans ce domaine", indique encore Joni Junes. "Nous espérons pouvoir donner des conseils aux villes qui autorisent les trottinettes électriques, afin de parvenir à établir des règles d’utilisation plus strictes. Ainsi, tout le monde saura au moins où il peut rouler avec ces trottinettes, et où il peut se garer".

"La ville d’Anvers a, par exemple, déjà marqué une zone aux abords de la Gare centrale, où les trottinettes peuvent se garer. Mais plus loin dans la ville, elle ne l’a pas encore fait. Le VAB va donc voir ce que les villes et communes planifient encore dans ce domaine".

"Sur notre site internet, nous avons placé un questionnaire pour avoir l’avis de la population sur nos propositions. Avec le résultat de cette enquête, nous allons encore améliorer nos conseils aux villes et communes", conclut Joni Junes.