ISOPIX

"Les citoyens qui veulent s’opposer à un centre d’asile peuvent compter sur le soutien du Vlaams Belang"

Invité sur le plateau de l’émission ‘Terzake’ de la VRT, le président du Vlaams Belang, Tom Van Grieken, a indiqué que les citoyens qui veulent s’opposer à l’ouverture d’un centre d’asile dans leur commune peuvent compter sur le soutien de son parti. Il évoque un soutien dans la rue, sur les réseaux sociaux, et éventuellement sous forme juridique.

Le président du parti flamand d’extrême droite a tenu à clairement condamner l’incendie criminelle du futur centre d’accueil pour demandeurs asile de Bilzen. "Avec l’information que j’ai aujourd’hui, nous n’avons rien à voir avec cela. On est toujours innocent jusqu’à ce que le contraire soit prouvé", a-t-il ajouté.

Interrogé sur l’influence qu’aurait pu avoir une campagne du Belang menée sur Facebook contre le centre d’asile de Bilzen, Tom Van Grieken s’est défendu : "nous voulons stopper ce centre de manière pacifique et démocratique. Il est évident qu’on utilise Facebook pour le faire. Mais est-il écrit sur la page ‘boutez le feu au centre d’asile’ ? Non".

"Une erreur de jugement cruciale est faite ici", a-t-il poursuivi. "La cause de l’incident n’est pas nous qui disons qu’il faut stopper l’asile et la migration. La cause, c’est les frontières qui restent grandes ouvertes. Fermez les frontières, voilà la vraie solution. Pas bâillonner le Vlaams Belang", a encore déclaré Tom Van Grieken.

Un soutien financier ?

D’après les informations de la rédaction de Terzake, le Vlaams Belang soutient financièrement les initiatives d’opposition aux centres d’accueil pour demandeurs d’asile. "Je n’en suis pas au courant. Je ne suis pas certain, mais je ne pense pas que c’est le cas", a réagi le président du parti.

"Si les citoyens veulent organiser une opposition à un centre d’asile ouvert contre leur volonté, ils pourront compter sur le soutien du Vlaams Belang, sur les réseaux sociaux et dans la rue. Et si cela signifie qu’il faut entreprendre des démarches juridiques, nous examinerons cela au cas par cas", a-t-il conclu.