Nicolas Maeterlinck

Le nombre de conducteurs qui ont bu les soirs de semaine est en hausse

Plus d'un conducteur sur dix roule les nuits de semaine en étant sous influence de l'alcool. C’est deux fois plus qu'il y a une quinzaine d'années, révèle le dernier baromètre en date de l’Institut belge pour la sécurité routière (Vias), publié ce mardi. De manière générale, le pourcentage de conducteurs sous influence de l'alcool a atteint 1,9%, une proportion identique à celle relevée il y a quinze ans. Plus de 6.100 conducteurs ont été contrôlés pour ce baromètre.

Le pourcentage de conducteurs en état d'ébriété dépend fortement du moment de la semaine. Les jours de semaine, en moyenne 0,4% des conducteurs sont positifs; les jours de week-end, ce la monte jusqu’à 1,2%. Par contre, ces pourcentages explosent la nuit.

Ainsi, plus d'un conducteur sur 10 (10,7%) roule en étant au-dessus de la limite légale les nuits de semaine et près d'un conducteur sur huit (12,6%) les nuits de week-end, constate l’Institut belge pour la sécurité routière Vias.

En Flandre, le pourcentage de conducteurs positifs est de 1,7%. En Wallonie, il s'élève à 2,1% en moyenne, ce qui constitue une évolution favorable par rapport à la dernière mesure de comportement de 2015, lorsque 3,9% des conducteurs wallons conduisaient sous l'emprise de l'alcool.

Les jeunes hommes boivent plus souvent avant de reprendre le volant

En moyenne, 2,8% des hommes reprennent le volant sous l'influence de l'alcool contre 0,6% chez les femmes. "Le fait que les hommes conduisent davantage que les femmes en état d'ébriété est d'autant plus dommageable pour la sécurité routière qu'ils roulent plus souvent en voiture que les femmes", relève l'institut de sécurité routière.

L’âge des conducteurs semble aussi jouer un rôle, révèlent les chiffres. On constate ainsi que le nombre de conducteurs conduisant après avoir bu trop d’alcool baisse de façon générale, sauf pour ceux dans la tranche d’âge 26-39 ans. Depuis 2005, on y constate une progression constante.

Plus de 3% des conducteurs dans cette catégorie d’âge roule encore en voiture après avoir trop bu. C’est pratiquement le double du nombre de jeunes âgés de 18 à 25 ans, et deux fois et demi le nombre de conducteurs de plus de 55 an qui roulent sous l’emprise de l’alcool.

Nicolas Maeterlinck