Les Chinois tomberont-ils amoureux des frites belges ?

Belgapom, la fédération belge des négociants et transformateurs de pommes de terre, veut apprendre aux Chinois à aimer les frites et à en manger. La Chine est déjà le premier producteur de patates au monde avec une part de marché d'environ 25%, mais ses habitants n'en consomment toujours pas des masses. Pour faire rentrer le tubercule dans les habitudes culinaires chinoises, la fédération entend se concentrer sur la "street food" et deux entrepreneurs envisagent d'ailleurs d'ouvrir une nouvelle friterie belge dans le pays asiatique.

Les autorités chinoises veulent elles-mêmes consacrer plus d'attention à la pomme de terre, sa culture étant bien plus durable que celles du riz et du blé. Elle nécessite moins d'eau, et moins d'espace. Pour la Belgique, c'est une chance unique de partager avec les Chinois les connaissances, l'expertise et le savoir-faire que nous avons développés autour de la pomme de terre, constate Romain Cools, de Belgapom.

Il y a également une carte à jouer en termes d'exportation. La Belgique est déjà le premier exportateur de frites surgelées au monde, mais les envois vers la Chine sont limités et compris à peine entre 25.000 et 30.000 tonnes par an.

La fédération belge des négociants et transformateurs de pommes de terre lancera l'année prochaine une campagne publicitaire sur la frite, de deux ans et baptisée "James Bint". La conférence internationale bisannuelle Interpom - la plus grande au monde sur le sujet - se tiendra également l'an prochain à Courtrai. Une délégation chinoise y a d'ailleurs été conviée par Belgapom.

A l'occasion de la mission économique actuellement menée à Pékin puis Shanghai, en présence de la princesse Astrid, deux entrepreneurs ont annoncé leur intention d'ouvrir une première friterie belge en Chine, à Guangzhou (Canton).

Une première tentative de friture belge avait été menée il y a quelques années à Shanghai, mais elle n'avait pas trouvé un public assez large.

Au Vietnam aussi, la frite belge a eu du succès