foto Peter Hilz (C)

Bruxelles songe à une taxe kilométrique allégée, pour convaincre la Flandre

La ministre bruxelloise de la Mobilité, Elke Van den Brandt (Groen), a suggéré ce vendredi l'introduction, en concertation avec la Flandre, d'une version réduite de la taxe au kilomètre qui épargne la campagne. Elle s’exprime dans une interview accordée au journal De Morgen. La ministre veut uniquement introduire cette taxe si elle s’applique à l’ensemble du pays, et donc aussi la Flandre. Son homologue flamande Lydia Peeters (Open VLD) se dit prête à écouter sa proposition, tout en ajoutant que "la taxe kilométrique n’est pas à l’ordre du jour en Flandre".

Alors que le gouvernement flamand précédent avait abandonné le projet de taxe kilométrique "intelligente" par manque de soutien, le gouvernement bruxellois espère encore toujours trouver un système qui fasse payer les automobilistes par kilomètre parcouru, en tenant compte de l’heure à laquelle ils circulent, de l’endroit et des émissions de leur véhicule.

L’été dernier, la ministre bruxelloise de la Mobilité, Elke Van den Brandt, voulait parvenir à introduire une taxe urbaine intelligente, tout en exprimant le souhait de parvenir à une taxe kilométrique nationale, en concertation avec les autres Régions du pays.

La ministre écologiste propose ce vendredi, dans les colonnes du quotidien De Morgen, une taxe kilométrique allégée, pour tenter de convaincre la Flandre. "J'entends que la ministre Lydia Peeters refuse la taxe kilométrique car les gens ne disposent d'aucune alternative à la voiture. Je considère cela comme une ouverture. Commençons pas à pas et modulons le système de manière à ne payer que pour les trajets où il existe une alternative à la voiture, comme le train ou le bus. Si vous venez d'un coin éloigné du Limbourg ou de Flandre occidentale, où il n'y a pas de bus, votre tarif sera fixé à zéro", a expliqué la ministre Van den Brandt au quotidien.

Introduction progressive ?

Elke Van den Brandt a évoqué une introduction "par étapes". Le gouvernement flamand a promis dès 2009 d'étudier l'introduction d'une taxation kilométrique intelligente afin de combattre les embouteillages. Le précédent ministre de la Mobilité, Ben Weyts (N-VA), avait défendu cette idée jusqu'à l'abandonner en pleine campagne électorale avant les scrutins du 26 mai dernier.

Il avait reconnu que cette taxation, même sous une forme dite "intelligente", avec un montant allant de deux à cinq cents par kilomètre, ne disposait pas de soutien suffisant dans l'opinion publique. L'actuelle ministre de la Mobilité, Lydia Peeters, s'est dite "prête à écouter" ce que son homologue écologiste bruxelloise a à proposer, pour autant qu'il ne s'agisse pas d'une augmentation de la fiscalité.

Jelle Jansegers