Dans trois quarts des événements musicaux en Flandre, les normes sonores ne sont pas respectées

Près des trois quarts des événements musicaux ne respectent pas les normes sonores. C'est ce qu'écrit je journal du dimanche "De Zondag", sur la base d'une enquête réalisée par l'Université de Gand et de la Mutualité chrétienne en Flandre orientale lors de dizaines de soirées. De nombreux organisateurs affirment qu'ils n'ont pas reçu suffisamment d'informations sur les normes sonores. Selon le professeur Bart Vinck - qui a mené l’enquête - les organisateurs de ces événements devraient être mieux informés et les bouchons d'oreilles devraient être obligatoires.

Cette année, l'Université de Gand et la Mutualité chrétienne ont effectué des recherches sur les normes sonores lors d’une quarantaine d’événements musicaux différents. Il s’agit d’événements auxquels les jeunes participent tous les mois ou parfois toutes les semaines, comme des fêtes ou de petits festivals.

Plusieurs personnes ont reçu des compteurs spéciaux, et les mesures ont duré toute la nuit. En principe, le niveau sonore lors de tels événements ne devrait jamais dépasser 95 décibels, mais en réalité c’est presque toujours dépassé . "Les échantillons montrent que les niveaux sonores sont très élevés ", explique le professeur Bart Vinck, qui a mené la recherche. "Et elles ne font qu'augmenter avec la nuit. Je soupçonne que les DJs commencent aussi à entendre moins bien, de sorte qu'ils augmentent le niveau de la musique."

Manque d’information

Les organisateurs des événements estiment qu'ils ne sont pas suffisamment informés sur les normes sonores et sur la manière d'y faire face. "Ils sont certainement disposés à appliquer la loi, mais seulement 4% disent qu'ils sont suffisamment informés ", dit Bart Vinck.

"La grande majorité d'entre eux affirment qu'ils n'ont reçu aucune, ou presque aucune, information leur permettant de savoir comment exposer les gens au bruit en toute sécurité. Le professeur plaide donc pour une meilleure supervision des organisateurs.

"De nombreuses villes et municipalités n'ont pas encore d'endroit où les organisateurs peuvent s'informer ou emprunter du matériel pour vérifier si les choses ne vont pas trop fort ", explique Bart Vinck.

Bouchons d’oreilles pour tout le monde

Mais pour ce professeurs, les spectateurs doivent aussi mieux se protéger. "Il est choquant de voir que plus de 90% d'entre eux disent ne pas porter de bouchons d’oreilles. Ils s'inquiètent pour leur ouïe, mais ils ne les portent pas parce qu'une bonne protection coûte trop cher et parce que ce n’est pas tendance", dit Vinck.

"Les bouchons d'oreilles devraient être obligatoires", pense-t-il. "Si le port de protections auditives est obligatoire à chaque festival à partir de 85 décibels pour toutes les personnes qui y travaillent, pourquoi pas pour les 100 000 autres personnes qui assistent au concert ? Pourquoi leur permet-on de devenir malentendants, et non pas les autres ?

"Organiser une soirée n'est pas si simple", estime de son côté le mouvement de jeunesse Chirojeugd Vlaanderen en réaction à cette enquête. Une enquête qui s'est surtout déroulée lors d'événements de moindre envergure, comme des petites soirées de mouvements de jeunesse. "Il y a vraiment beaucoup de règles à respecter, déclare Niels De Ceulaer de Chirojeugd Vlaanderen. "En tant qu'organisateur de fêtes, vous devez tenir compte de beaucoup de choses. Non seulement en ce qui concerne les normes sonores, mais aussi la sécurité, la prévention de l'alcool et des drogues, la sécurité incendie, etc. Des tas de choses, ce qui rend l'organisation d'une soirée très difficile", ajoute Niels De Ceulaer.