Le débat sur les questions éthiques divise le CD&V et l’Open VLD

Le débat au Parlement fédéral sur des questions éthiques comme l’avortement et l’euthanasie provoque des tensions entre le CD&V et l’Open VLD, deux partis qui font pourtant partie de la coalition au gouvernement au Fédéral et en Flandre. Ainsi le CD&V n'apprécie pas l'attitude des libéraux flamands. "Nous sommes pourtant toujours partenaires de la coalition", a déclaré le chef de groupe CD&V Servais Verherstraeten à la députée Katja Gabriëlsl'Open VLD lors de l'émission "De zevende dag" ce dimanche.

L'Open VLD soutient la proposition de loi d'autoriser l'avortement jusqu'à 18 semaines de grossesse, ainsi que le projet visant à autoriser l'euthanasie chez les personnes atteintes de démence.

Dans l’émission dominicale de la VRT "De zevende dag", Servais Verherstraeten, chef de groupe CD&V à la chambre, a reproché à son partenaire de coalition l'Open VLD, de ne pas avoir pris en compte la sensibilité de son parti sur ces questions.

"Ce qui me dérange, c'est qu'il y a un an, nous étions parvenus à un compromis équilibré au sein du gouvernement fédéral sur l'avortement", a commencé Servais Verherstraeten. "L'encre sur ce compromis n'est pas encore sèche que de nouvelles propositions sont déjà présentées".

"Nous sommes quand même toujours des partenaires de la coalition", a poursuivi Servais Verherstraeten. "Vous parlez au PS, au PVDA, à Ecolo, mais pas aux chrétiens démocrates".

"Différents projets de loi ont été déposés, nous examinons chacun de ces projets de loi", a défendu Katja Gabriëls (Open VLD). "Nous n'avons plus de gouvernement pour le moment, laissons la démocratie parlementaire tout de même jouer son rôle".

"Nous avons tout de même un gouvernement", a réagi Servais Verherstraeten. "Bien que ce soit un gouvernement en affaires courantes, il y a un accord de coalition. Un accord de coalition n’est pas quelque chose de dérisoire".

Il n’y a aucun mal qu’une majorité parlementaire décide actuellement. Mais il faut être prudent lorsqu’on est en affaires courantes. On ne peut pas dire allons-y seulement sur des questions qui sont connues pour être très sensibles" estime encore Servais Verherstraeten.

Huit partis - les socialistes (SPA et PS), les libéraux (Open VLD et MR), les écologistes (Groen et Ecolo) ainsi que DéFI et le PTB- se sont accordés sur des amendements qui font passer de 12 à 18 semaines le délai dans lequel une interruption volontaire de grossesse peut être pratiquée, réduisent à 48 heures le délai de réflexion et dépénalisent complètement l'avortement aussi bien pour les femmes que les médecins.

Le nouveau dispositif vise à adapter à la situation d'aujourd'hui une législation qui remonte pour ses conditions principales à 1990, même si des changements sont intervenus en 2018. Les auteures veulent notamment répondre au problème des 500 à 1000 femmes qui chaque année se rendent aux Pays-Bas pour avorter.

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