Le métier de sauveteur, nouvelle profession en pénurie en Flandre ?

L’an dernier, 80% de toutes les piscines en Flandre et à Bruxelles étaient à la recherche de sauveteurs, sans parvenir à remplir tous les postes vacants. D’après l’Institut flamand pour la gestion du sport et la politique de loisirs, le métier de sauveteur ne serait pas très populaire en raison de son salaire assez modeste, de son problème d’image, du fait qu’il est considéré comme assez monotone et qu’il se combine mal à une vie de famille.

Les piscines publiques peinent à trouver du personnel qualifié, et notamment des sauveteurs qui veillent à la sécurité des nageurs et du public au bord de l’eau. Wies Van den Broeck de l’Institut pour la gestion du sport, et plus particulièrement de sa commission pour les piscines de Flandre, estime que cette situation de pénurie s’explique notamment par l’image que les gens ont du métier.

"On pense que le métier de sauveteur est très monotone. Mais il comprend nettement plus que de passer des journées entières le long de la piscine". Et puis le salaire de sauveteur n’est pas des plus élevés. Un jeune sauveteur gagne 1.800 euros bruts par mois. Ce qui n’est pas beaucoup quand on sait que la profession comporte beaucoup d’heures à prester en soirée et le week-end. Et que les sauveteurs ont une lourde responsabilité au bord de l’eau.

"La combinaison du métier avec la vie de famille et les temps libres n’est pas aisée non plus, et pour terminer la profession de sauveteur souffre d’une image assez terne".

Ce n’est pas la première fois que le problème de pénurie de sauveteurs est abordé en Flandre. L’an dernier l’Office flamand pour l’emploi VDAB organisait même une formation spéciale de sauveteur pour les demandeurs d’emploi, dans l’espoir de pouvoir remplir les quelque 300 postes vacants.

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