Koen Geens très critique envers l’Open VLD après la réunion en vue d’une coalition arc-en-ciel

Pour le ministre CD&V et négociateur fédéral Koen Geens, il est incompréhensible que l'Open VLD participe à une négociation en vue d’un éventuelle coalition arc-en-ciel , c'est-à-dire un gouvernement avec les partis libéraux, socialistes et verts. Samedi, ces partis se sont réunis en toute discrétion avec l'informateur Paul Magnette, sans la N-VA ni le CD&V. Ce lundi matin dans l’émission "De ochtend" sur Radio 1, Koen Geens a estimé que la N-VA devait maintenant avoir l'initiative. "Comment est-il possible de ne pas donner sa chance à Bart De Wever ?"

Le vice-premier ministre Koen Geens (CD&V) estime qu'il est temps de donner une chance à Bart De Wever (N-VA) de prouver qu'il veut véritablement former un gouvernement fédéral.

Après la tenue samedi soir d'une réunion secrète entre partis d'une éventuelle coalition arc-en-ciel (socialistes, écologistes et libéraux), la figure de proue des nationalistes flamands a réaffirmé dimanche que sa formation était "prête à prendre l'initiative pour donner forme à la politique dont la Belgique a besoin".
"Si certains pensent qu'il ne veut pas vraiment y parvenir, pourquoi ne lui donnent-ils pas la chance de le démontrer", s'est interrogé lundi Koen Geens sur les ondes de la VRT.

Aux yeux du chrétien démocrate flamand, la piste d'un arc-en-ciel suscite de nombreuses questions. Il craint entre autres qu'un tel gouvernement détricote la politique menée par la Suédoise, ne s'attaque pas aux défis budgétaires ou encore n'avance pas dans une réforme de l'Etat.

Koen Geens s’en prend surtout à l’Open VLD. "L'attitude de l'Open VLD est une énigme pour moi: je ne comprends pas ce qu'ils font. C'est un mystère de savoir comment, en tant que parti libéral qui fait partie du gouvernement flamand, qui est après tout préoccupé par l'orthodoxie budgétaire, vous pouvez vous y retrouver."

Le CD&V dénonce également une forme d'atmosphère "révolutionnaire" dans l'approche actuelle des sujets éthiques, tels que l'avortement et l'euthanasie. En agissant de la sorte, on est "en train de brûler des ponts", a commenté Koen Geens. Une telle attitude ne permettra pas de convaincre son parti de monter dans un exécutif sans la N-VA, a-t-il insisté.

"Avec nous, on peut toujours trouver un partenaire, mais cela doit être sérieux", a conclu le vice-premier ministre, précisant ensuite ne pas craindre l'opposition.