Nouvelles actions de blocage sur les sites du brasseur AB Inbev

A Louvain, Hoegaarden et Jupille, des syndicalistes bloquent l’accès des brasseries AB Inbev. Il y a deux semaines, il y avait déjà eu une grève de 24 heures à la brasserie et, selon les syndicats, aucun progrès n'a été réalisé depuis.

Les relations sont quelque peu tendues entre syndicats et direction au sein de la filiale belge d'AB Inbev depuis quelques semaines. Les syndicats demandent une extension des garanties de sécurité d'emploi et de revenus en cas de licenciement pour des raisons économiques. Les deux parties n'étaient pas parvenues à s'entendre vendredi dernier après une journée de négociations. Celles-ci ont repris lundi, visiblement sans satisfaire les travailleurs.

Les syndicats sont particulièrement préoccupés par la sécurité de l'emploi chez AB Inbev : "Le plus gros problème concerne les employés", déclare Kris Vanautgaerden du syndicat chrétien ACV. "La direction veut garder la possibilité de restructurer d'une manière cachée. Nous l'avions déjà remarqué en mars, lorsqu'ils voulaient fermer un département. Nous avons pu empêcher cela, mais ensuite ils ont commencé à licencier des employés individuellement. Ainsi, ils n'ont pas eu à procéder à des licenciements collectifs."

En outre, selon les syndicats, il existe également des erreurs administratives, telles que le paiement des salaires et la déclaration de l'ONSS. "Nous avons négocié avec la direction vendredi dernier et hier encore. Mais encore une fois, nous n'avons pas été en mesure d'obtenir un résultat acceptable. C'est pourquoi il y a de nouvelles actions."

Les camions ne peuvent ni entrer ni sortir des sites de Louvain, Hoegaarden et Jupille même si les brasseries fonctionnent toujours. On ignore quelle sera la durée de l'action. En principe syndicats et direction devaient se rencontrer ce mardi après-midi, mais selon les syndicats, il est peu probable que les discussions se poursuivent.

A propos de la "garantie individuelle de sécurité d'emploi", la direction précise qu'un arrangement spécifique est entré en vigueur chez AB InBev en 2011, offrant aux ouvriers le paiement de 3 ans de salaire au cas où la brasserie réduirait son effectif. Le groupe souhaite maintenir "cette clause de garantie exceptionnelle en Belgique qui s'ajoute aux indemnités légales requises", mais les syndicats veulent des garanties individuelles encore plus longues, constate la direction.

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