"Des enfants de rue toxicomanes commettent des vols dans et autour de Bruxelles"

Depuis l’été, de très jeunes enfants des rues errent dans la capitale belge. Ils ont entre 9 et 14 ans et viendraient d’Afrique du nord. Ils ne sont accompagnés ni de parents ni d’autres membres de leur famille. La plupart d’entre eux sont toxicomanes et commettent des faits criminels pour survivre.

"Les enfants racontent avoir erré notamment en France et en Espagne, mais certains d’entre eux sont aussi allés en Suède", explique David Lowyck, directeur de Minor Nkado, un centre d’accueil pour les mineurs d’âge non-accompagnés à Bruxelles.

"La plupart de ces jeunes enfants habitent dans des squats et, pour survivre, commettent des vols ou sont utilisés pour des vols. Il s’agit aussi d’enfants qui sont totalement dépendants de la colle, de l’éther ou de l’alcool. Drogués. Ce sont de véritables enfants des rues dans la capitale de la Belgique".

Victimes de trafiquants d’êtres humains ?

"Il est difficile de dire si ces jeunes sont réellement victimes de trafiquants d’êtres humains", avoue David Lowyck. "Mais étant donné que certains jeunes ont déjà été surpris plusieurs fois pendant des cambriolages loin en-dehors de Bruxelles, nous supposons que les enfants sont utilisés par un réseau".

"En tant que centre d’accueil, nous ne pouvons qu’offrir de l’aide, sans mener enquête. Nous ne pouvons nous substituer à la police. Mais nous demandons à la police et au parquet d’analyser ce phénomène et de le suivre de près".

Certains de ces jeunes sont actuellement accueillis au centre Minor Nkado, bien qu’ils en disparaissent souvent très vite. "Ici nous leur donnons à manger, des soins physiques, un toit", explique Lowyck. "Mais beaucoup de ces enfants sont vite repartis. Il nous est donc difficile de faire avec eux le même travail que nous réalisons avec beaucoup de jeunes".

"Ils ont besoin de plus que juste de la nourriture et un toit. Ils sont accueillis dans notre centre, mais retournent très rapidement dans la rue. C’est surtout dû à leur addiction. Nous ne servons pas d’alcool, ils ne peuvent pas consommer de drogue dans le centre. Ils repartent cependant chaque fois à la recherche de cet état d’ivresse et disparaissent rapidement".