"Les étudiants prennent en moyenne 3,6 kilos pendant leurs études"

Si l’on en croit une étude réalisée par l’Université Libre néerlandophone de Bruxelles (VUB) auprès de 340 personnes, les étudiants prennent en moyenne 3,6 kilos supplémentaires pendant leur cycle d’études. Chez les étudiants masculins le poids augmente en moyenne de 5,7 kilos et chez leurs collègues féminines de 2,2 kilos, précise le quotidien Het Nieuwsblad. Les chercheurs mettent néanmoins en garde : "Cette prise de poids peut mener plus tard au diabète de type 2, à diverses formes de cancers ou à des maladies cardio-vasculaires".

Une pita remplie d’une épaisse sauce grasse après une sortie nocturne, cela fait partie des "snacks de la nuit" courants parmi les étudiants. Ajouté à cela une bonne dose d’alcool, une solide portion de frites et quelques canettes de boissons sucrées pour se rafraichir. Pas étonnant que les étudiants prennent des kilos pendant leur période d’études supérieures.

Pour mesurer à quel point cette prise de poids est importante, le chercheur Tom Dellens de l’Université Libre néerlandophone de Bruxelles (VUB) a fait monter 340 étudiants sur la balance. Au bout du compte, 115 d’entre eux se sont laissé peser six fois sur cinq ans.

Bien qu’il s’agisse d’un groupe restreint d’étudiants, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les étudiants prendraient ainsi en moyenne 3,6 kilos pendant leurs années d’étude. Chez les femmes du groupe-test, c’est une prise de poids de 2,2 kilos qui a été constatée, tandis que leurs collègues masculins accumulaient 5,7 kilos supplémentaires.

La prise de poids se passe avant tout pendant la première année d’études, au cours de laquelle les étudiants doivent s’habituer à une nouvelle vie en quelque sorte.

Risques pour la santé à long terme

Le chercheur de la VUB a aussi calculé l’indice de masse corporelle (IMC) de ces étudiants, c’est-à-dire le rapport entre leur taille et leur poids. Chez les étudiants masculins, cet indice est passé en moyenne de 21,6 à 23,2. Chez les jeunes femmes aux études la hausse est plus modérée : l’IMC est monté de 21,1 à 21,9.

A noter que pour tous les étudiants, l’IMC moyen est resté sous 25, qui indique un surpoids. Mais le pourcentage de graisses avait nettement augmenté chez 70% des étudiants testés.

"La prise de poids provient avant tout du changement d’habitudes de vie : une alimentation moins saine, comprenant moins de fruits et de légumes, davantage d’alcool", précise Tom Dellens. "D’autre part, beaucoup d’étudiants abandonnent leurs hobbies de l’école secondaire. Or il s’agissait souvent d’un hobby à caractère sportif".

Dellens souligne que nombre d’étudiants ne parviennent plus, après leurs études, à se débarrasser de l’excédent de poids qu’ils ont gagné. "Or trois kilos peuvent avoir une influence néfaste sur la santé à un moment de la vie". Le chercheur fait allusion aux risques de surpoids voire d’obésité, ce qui peut entrainer des maladies cardio-vasculaires, le diabète de type 2 et divers types de cancers.

Tom Dellens a aussi étudié ce que les universités entreprennent pour encourager leurs étudiants à se nourrir et vivre plus sainement. Le chercheur de la VUB leur conseille ainsi de proposer nettement moins de boissons sucrées rafraichissantes et de rendre nettement plus chers les produits moins sains.

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