Deux demandes de restitution de biens culturels adressées à la Belgique

La Belgique n’a reçu jusqu’à présent que deux demandes formelles de restitution de pièces figurant dans ses collections coloniales, malgré le grand intérêt que suscite cette thématique dans le débat public. C’est ce qu’a indiqué mardi le ministre en charge de la Politique scientifique, David Clarinval (MR, photo), à la Chambre. Il répondait à une question à ce sujet du député Kurt Ravyts (Vlaams Belang).

La question de la restitution d'œuvres coloniales fait débat depuis quelques temps en Europe, après des appels en ce sens en provenance d'Etats africains. Mais à ce jour, la Belgique n'a reçu que deux demandes.

"Une demande officielle a été posée par la Nouvelle-Zélande concernant le rapatriement de restes humains de Maoris qui se trouvent aux Musées royaux d'Art et d'Histoire", tandis qu'une autre demande formelle concerne les archives relatives aux métis congolais nés pendant la période coloniale, a détaillé le ministre de la Politique scientifique.

En mars de cette année, la Chambre a approuvé une résolution sur ces questions. Sur base de celle-ci, le ministre a préconisé mardi la conduite d'une étude interdisciplinaire approfondie sur l'origine de plusieurs pièces dans les collections coloniales belges.

David Clarinval a toutefois jugé prématuré d'identifier dès à présent tous les objets qui pourraient faire l'objet d'une restitution. Il a précisé vouloir faire du rapatriement des restes humains sa première priorité. "La question de la restitution doit être traitée dans le cadre de la coopération internationale et du dialogue avec les pays d'origine concernés", a encore insisté le ministre.