L’avenir du français est-il menacé dans l’enseignement en Flandre ?

Les journalistes politiques Ivan De Vadder (VRT) et Alain Gerlache (RTBF) proposent chaque semaine un podcast intitulé PLAN B, dans lequel ils évoquent les différences et les similitudes entre le paysage politique en Flandre et celui en Belgique francophone. Une semaine en français, quand ils partent d’une situation en Flandre, et la semaine suivante en néerlandais, quand c’est un aspect en Belgique francophone qui leur sert de point de départ.

Cette fois, Ivan De Vadder évoque (en français) l’avenir du français dans l’enseignement néerlandophone. Cet avenir est-il menacé ? Et qu’en est-il de l’avenir du néerlandais dans l’enseignement francophone ?

A la suite d’un article intitulé "L’apprentissage du français en Flandre est-il menacé ?", paru le 10 décembre sur notre site Flandreinfo.be, Alain Gerlache s’est dit inquiet pour l’avenir du français dans l’enseignement néerlandophone. Dans une lettre ouverte, 42 enseignants de la langue française de 14 hautes écoles et universités en Flandre tirent la sonnette d'alarme mardi, indiquait cet article.

"L'ensemble de la filière d'apprentissage du français est menacé et notre expertise, notre passion pour la langue, notre honneur professionnel comme professeur et notre responsabilité comme formateur nous obligent à nous défendre", martèlent les auteurs de la lettre ouverte.

"Qu’en est-il ?" a demandé Alain Gerlache à Ivan De Vadder ? Il semblerait que, dans le contexte d’internationalisation, les Flamands s’intéressent moins au français qu’il y a plusieurs décennies. Mais le contraire est vrai aussi : il y a finalement assez peu de francophones qui maitrisent bien le néerlandais à l’issue de leur scolarité.