Le centre flamand d’aide aux enfants maltraités dénonce les coupes budgétaires

Le Centre d’Expertise flamand sur la maltraitance envers les enfants (VEK) souhaite que le ministre flamand du Bien-être, Wouter Beke (CD&V), revienne sur les économies à réaliser dans les centres qui accompagnent les familles. D’après cet organisme on sous-estime la problématique de la maltraitance des enfants et des moyens supplémentaires seraient nécessaires pour venir en aide aux familles concernées.

Jeudi on a appris qu’à partir de l’année prochaine 92.000 euros d’économies seraient réalisées chaque année dans les centres qui accompagnent les familles en cas de maltraitance d’enfants. Le ministre Beke était déjà sous le feu des critiques lorsqu’il a annoncé qu’il allait priver le secteur de la prévention en matière de santé de 2,3 millions d’euros. Après de vives protestations, le ministre a finalement annoncé qu’il annulait pour 2020 les économies annoncées pour le secteur de la prévention de la santé mentale. Mais cela n'inclut pas les centres pour enfants maltraités.

La Flandre compte 6 centres de ce type, un dans chaque province et un à Bruxelles. En outre, il existe deux "antennes" à Malines et à Turnhout. Chaque semaine, 130 enfants sont inscrits dans ces centres, soit environ 26 enfants par jour.
Selon le Centre d'expertise flamand (VECK), la maltraitance des enfants est un problème sous-estimé. Or, en Flandre et à Bruxelles, des dizaines de milliers d'enfants sont chaque année victimes de formes graves de maltraitance. Par conséquent, selon le VECK, il faut plus de moyens pour mieux s'attaquer à cette problématique.
" 92.000 euros de moins par an, cela qui signifie que nous pourrons consacrer un ou deux employés de moins à la lutte contre la maltraitance des enfants en Flandre et à Bruxelles, même si nous savons déjà que ces 26 enfants par jour ne sont que la partie visible de l'iceberg ", explique Erik Van Dooren, président du VECK. " Donc, avec ces 92 000 euros d'économies, nous pouvons faire encore moins là où il y a déjà beaucoup trop peu de choses qui sont réalisées.

Quant au ministre Wouter Beke, il affirme que l'allocation de base des centres pour enfants maltraités a augmenté de 20 % ces dernières années. Selon lui, ces centres n'ont pas à économiser 6% l'an prochain, mais à faire un exercice rationalisation de 1,3 %.