Nicolas Maeterlinck

Le CD&V critique la politique actuelle en matière d’asile et de migration

Le CD&V est en faveur d’une politique plus stricte en matière de retour des personnes en séjour illégal. Le regroupement familial doit aussi être examiné de manière plus stricte et l’Office des étrangers réformé estime Franky Demon dans le journal De Zondag.

"Un certain nombre de choses sont prioritaires, pour nous, si l’on veut appliquer une politique stricte mais juste", déclare Franky Demon. "La politique du retour constitue le maillon faible de la politique d'asile et de migration. Notre vision reste la même : ce retour dot être volontaire si possible, forcée si nécessaire.

Mais avec un taux de retour de 18%, la Belgique obtient un score très faible au niveau européen. Notre objectif pour la prochaine législature serait d'atteindre au moins les 36,7 %, soit la moyenne européenne. Mais nous visons idéalement les chiffres de l'Allemagne, du Luxembourg et du Royaume-Uni où ce taux est de 46,3% et 53%".

Un autre point critique, selon le CD&V, est l’Office des étrangers, « qui ne parvient pas à prendre des décisions rapides. Les différentes procédures sont beaucoup trop lentes, ce qui a des conséquences désastreuses pour les personnes concernées. Nous demandons donc un audit externe approfondi sur la base duquel l’Office des étrangers devra être réformé", estime encore le député Franky Demon.

Le regroupement familial doit également être plus strict. "La dernière chose que nous voulons serait de rendre la regroupement familiale impossible. Mais il doit vraiment y avoir une vérification pendant la période des cinq premières années. Or, cela n'arrive presque plus maintenant."

Le retour des visites domiciliaires

Par ailleurs, "la police doit pouvoir pénétrer dans les maisons où des personnes en séjour illégal peuvent séjourner". Le projet de loi sur les visites domiciliaires avait été proposé par le gouvernement Michel, mais les libéraux francophones du MR ont finalement opposé leur veto à ce projet. Mais si CD&V devait négocier un gouvernement fédéral, il faudrait que ce projet de loi revienne sur la table, estime encore Franky Demon.