Le nombre de dossiers pénaux pour terrorisme au plus bas depuis 2012

Le parquet fédéral n'a ouvert cette année qu'environ 90 nouveaux dossiers pénaux dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, soit beaucoup moins que les 155 dossiers de l'année dernière, rapporte le quotidien De Tijd. Cette baisse signifie aussi un retour au niveau observé avant la crise syrienne et la progression du groupe terroriste État islamique. "La menace terroriste n'est plus aussi élevée", commente le procureur fédéral Frédéric Van Leeuw.

En 2013, le parquet fédéral avait ouvert 150 nouveaux dossiers terroristes, puis 195 en 2014. En 2015, l'année du démantèlement de la cellule djihadiste de Verviers et des attentats de Paris, ce chiffre s'était envolé à 313. En 2016 et 2017, le ministère public fédéral avait encore ouvert 273 et 251 nouveaux dossiers.

Cette année, ce chiffre est tombé à environ 90, ce qui est comparable aux années 2011 et 2012. "La menace terroriste n'est plus aussi élevée", a indiqué le procureur fédéral Frédéric Van Leeuw. "En raison de la chute du califat, il est très peu probable que nous rencontrions un autre terrorisme structuré comme celui que nous avons connu ici avec l'organisation derrière les attaques à Paris et à Bruxelles et Zaventem".

Frédéric Van Leeuw souligne toutefois que des personnes isolées peuvent toujours être incitées à commettre une attaque en Belgique. Il fait en outre valoir que la baisse du nombre de nouvelles affaires ne signifie pas moins de travail pour les magistrats. "Entre autres choses, nous préparons actuellement tous les procès sur les dossiers qui ont été ouverts ces dernières années.