Après un franc succès en 2018, le cinéma flamand connait une sérieuse perte de vitesse

2018 avait été une année au sommet pour les films flamands. Le succès n’a toutefois pas suivi en 2019. Différents facteurs expliquent cette situation.

Le nombre total d’entrées n’a pas encore été intégralement révélé, mais les chiffres déjà connus démontrent une nette baisse par rapport à l’an dernier. En 2018, le film flamand le plus vu était ‘Patser’, qui avait attiré pas moins de 366.113 visiteurs. Le long-métrage ‘Girl’ avait également jouer un rôle important dans cette année à succès.

Pour 2019, le film actuellement en numéro 1 est ‘FC De Kampioenen 4’ avec environ 170.000 spectateurs. ‘Torpedo’ a pour sa part attiré quelque 100.000 personnes. D’autres films se sont toutefois révélés moins populaires qu’escompté. ‘Hellhole’ n’a ainsi attiré que 2.000 visiteurs.

Dans le quotidien De Morgen, l’intendant du VAF a du mal à expliquer les raisons de cette situation. "Il y a toujours de bonnes années et de mauvaises années", indique Erwin Provoost. "Parfois, un ou deux films à succès peuvent faire la différence. C’est pourquoi il est plus intéressant de faire le point sur une période de trois ans", commente-t-il.

Petits budgets et effet Netflix

D’après Erwin Provoost, il est par ailleurs de plus en plus difficile pour les films flamands de se positionner au niveau européen. "Le contenu doit être fort, souvent avec un petit budget, et sans les moyens promotionnels que l’on trouve à Hollywood", indique-t-il.

Il ajoute par ailleurs que les entrées de cinéma subissent encore et toujours les conséquences d’un changement de comportement des spectateurs lié au streaming et au prix du billet. "Aujourd’hui, les gens ne font le déplacement au cinéma que pour les films à ne pas rater, ou encore les films évènements que l’on veut voir accompagné", souligne Erwin Provoost.

Le producteur Tomas Leyer pointe quant à lui les complexes de cinémas trop grands et situés hors des agglomérations, ce qui décourage certaines personnes à se déplacer. Selon lui, les plus petits cinémas de ville ont souvent une offre trop limitée. "Ajoutez à cela l’effet Netflix, et on aboutit à un combat que nous ne pouvons gagner", conclut-il.