Polémique sur les allocations familiales des demandeurs d’asile: Wilfried Vandaele (N-VA) relativise et justifie

Invité dans le studio de la matinale de Radio 1 (VRT), le chef de groupe N-VA au Parlement flamand, Wilfried Vandaele, a relativisé les propos du ministre-président flamand, Jan Jambon (N-VA), sur la prétendue capacité d'un couple de réfugiés à s'acheter une maison avec l'argent des allocations familiales perçu rétroactivement. D’après lui, les politiques utiliser souvent une image qui frappe. "Ça ne doit pas être toujours scientifiquement correct", estime le député flamand.

"Tout le monde sait que l'on fait parfois des raccourcis quand on parle à sa base. Je pense que chaque politique le fait", a affirmé Wilfried Vandaele ce lundi matin dans "De Ochtend".

Le chef de groupe N-VA a  aussi indiqué que cette image avait été utilisée en boutade à la table de négociation de la formation du gouvernement flamand. "A un moment donné, chacun recourt à une image qui doit frapper, ça ne doit pas être toujours scientifiquement correct", selon lui.

Dans un portrait publié ce week-end par De Tijd, Jan Jambon dit avoir entendu qu'une famille de demandeurs d'asile avait pu s'acheter une maison avec les allocations familiales perçues rétroactivement après l'obtention de son statut de réfugié. Selon De Tijd, Jan Jambon aurait également tenu ces propos lors d'un discours à Hasselt, et lors d’une conférence d’affaires à Bruxelles.

Vivement critiquées par les partis d'opposition, ces allégations ont également fait sortir de ses gonds Gwendolyn Rutten, présidente de l'Open VLD, partenaire de la coalition flamande, qui a qualifié ces propos de "légende urbaine d'extrême droite".

Quelles conséquences ?

Ces tensions se ressentiront-elles dans le fonctionnement du gouvernement flamand? "Nous avons un accord de gouvernement, veillons avant tout à le mettre en œuvre", a répondu Wilfried Vandaele.

Quant à savoir si l'hypothèse d'une coalition bourguignonne (N-VA, socialistes et libéraux) au Fédéral est définitivement enterrée, l'élu n'a pas voulu répondre. Il évoque toutefois une rupture de confiance puisque, selon lui, des accords avaient été passés au niveau flamand sur la collaboration au niveau fédéral.