El Pais nomme Amaya Coppens "personnalité sud-américaine la plus marquante de 2019"

La Belgo-nicaraguayenne Amaya Coppens (photo), figure de la contestation contre le régime de Daniel Ortega, a été désignée personnalité la plus remarquable de l'année écoulée en Amérique latine par le quotidien espagnol El Pais. Tout récemment, la jeune étudiante en médecine de 25 ans avait été libérée de prison, en même temps que 90 autres détenus.

Le plus grand quotidien espagnol a établi son classement des 10 personnalités marquantes de 2019 du paysage médiatique sud-américain. En tête de liste figure Amaya Coppens, née d'un père belge et d'une mère nicaraguayenne. La jeune femme - une des figures de proue de la résistance étudiante contre le président Ortega - a été emprisonnée à plusieurs reprises en 2019.

Son dernier séjour en prison, d'une durée d'un mois et demi, s'est achevé juste avant la fin de l'année. "Pour son courage et sa détermination, Amaya Coppens est une référence morale et politique au Nicaragua" écrit El Pais.

Le 30 décembre, le régime nicaraguayen permettait à 91 détenus, dont la jeune Belgo-nicaraguayenne Amaya Coppens, de retourner dans leur foyer, sous le régime de détention à domicile. Ces libérations ont été obtenues grâce notamment aux démarches du pape François, du nonce apostolique (ambassadeur du Vatican) à Managua Waldemar Stanislaw Sommertag et du Comité international de la Croix Rouge (CICR), indiquait le communiqué.

Parmi les détenus libérés figuraient 13 des 14 membres du groupe, dont Amaya Coppens, arrêté le 14 novembre alors qu'il tentait de donner de l'eau à des femmes en grève de la faim pour demander la libération "de tous les prisonniers politiques". "Je sens un mélange de joie de voir ma famille, et de colère en voyant comment (mes deux frères) ont été agressés il y a quelques jours" par des hommes armés alors qu'ils participaient à une manifestation pacifique, a déclaré à l'AFP la jeune opposante belgo-nicaraguayenne peu après son arrivée à Esteli (nord du Nicaragua), sa ville natale.

Amaya Coppens a été libérée après 46 jours de détention dans la prison redoutée de El Chipote à Managua, réputée pour être un centre de tortures. L’étudiante de 25 ans dont le domicile est placé sous étroite surveillance a annoncé qu'elle continuerait de réclamer "liberté, justice et démocratie pour le Nicaragua".