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Le Belge continue à alimenter son livret d’épargne

Le Belge est resté fidèle à son carnet d'épargne en 2019. Les comptes d'épargne réglementés des grands banques actives en Belgique ont continué à s'épaissir l'an dernier, malgré la faiblesse persistante des taux. C’est ce qui ressort d'un tour d'horizon réalisé par l'agence Belga. Il y aurait actuellement 278 milliards d’euros au total sur les comptes d’épargne belges.

L'encours des comptes d'épargne réglementés chez BNP Paribas Fortis, leader du marché en Belgique, s'élevait fin 2019 à 63,57 milliards d'euros, soit 3,47% de plus qu'un an plus tôt. Ensemble, KBC et CBC totalisaient fin 2019 quelque 45,81 milliards d'euros sur les comptes d'épargne réglementés de leurs clients, ce qui représente une hausse de 9,2% par rapport à l'année précédente. Sur ces plus de 45 milliards d'euros, 3,90 se trouvaient sur les comptes d'épargne CBC (Wallonie).

Du côté de Belfius, l'encours sur les comptes d'épargne réglementés a augmenté de 7,5% pour atteindre 41,3 milliards d'euros fin 2019. La banque attribue cette évolution positive, malgré les taux historiquement bas, à une "confiance dans la marque Belfius", "au succès croissant" des applications mobiles et au fait que "les investisseurs allergiques au risque préfèrent souvent le compte d'épargne comme réserve financière, en raison de la liquidité, de la garantie de dépôt et de l'exonération de précompte mobilier jusqu'à 980 euros".

Enfin, la hausse a été de 3% chez ING, pour atteindre 39,28 milliards d'euros. Outre ces quatre principales banques, on notera qu'Argenta a vu le montant de l'épargne augmenter de 1,7 milliard d'euros pour atteindre 26 milliards (+7%).

Le compte d’épargne fait souvent office de compte intérimaire

Viviane Huybrecht, porte-parole de la KBC, donne trois raisons à l’augmentation des montants sur les comptes d’épargne belges. "Il y a l’augmentation du pouvoir d’achat. Les gens achètent davantage, et placent aussi plus d’argent sur leur compte d’épargne. A cela s’ajoute le fait que les moyens traditionnels de placement, comme les obligations ou les comptes à terme, ont diminué ces dernières années. Les clients sont donc moins enclins à prendre des risques financiers".

"Nous ne devons pas non plus oublier que les comptes d’épargne font souvent office de "comptes intérimaires", d’attente. Ils sont par exemple utilisés pour y mettre de l’argent d’un investissement qui a atteint sa date d’expiration. Les gens utilisent aussi ces comptes pour y "parquer" de l’argent avec lequel ils vont ensuite financer un investissement", précise Viviane Huybrecht.