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L’organisation patronale Voka rappelle les négociateurs flamands et fédéraux à l’ordre

La fédération patronale flamande Voka a appelé lundi soir à la formation d'un gouvernement fédéral de plein exercice, fort, et qui ne revienne pas sur les réformes entreprises par l'équipe sortante de Charles Michel. Elle s’impatiente face aux chamailleries entre partenaires au gouvernement flamand et presse les négociateurs fédéraux de mettre fin à leurs jeux politiques pour former enfin une coalition qui puisse succéder au gouvernement en affaires courantes depuis plus d’un an. Voka estime également qu'il faut préparer une régionalisation des soins de santé et de l'emploi d'ici 2024.

"Ne revenez pas sur les réformes du gouvernement Michel mais continuez sur cet élan. Nous avons tenu notre parole, nos entreprises ont créé 213.000 emplois. Des salaires minimum plus élevés, un handicap salarial qui déraille ou l'augmentation des cotisations patronales mettront nos entreprises en danger, alors qu'elles sont le fondement économique de notre société". C’est ce qu’a déclaré le président du Voka, Wouter De Geest (photo principale, entre Hilde Crevits et Jan Jambon), au cours de la réception de Nouvel An de son organisation.

Les patrons flamands ne veulent pas d'un gouvernement d'urgence composé d’experts - une idée qui a été lancée par certains - mais d'un gouvernement de plein exercice qui "peut mener une politique stable et cohérente" et sera notamment en mesure de faire face au Brexit.

"Les sept mois écoulés n'ont pas été mis à profit pour un travail politique approfondi mais utilisés pour des petits jeux", a regretté De Geest. "Nous appelons à ce qu'on laisse tomber le stratego politique et que l'on construise des ponts".

Voka plaide également en faveur de la mise en place de "politiques cohérentes" d'ici 2024, en particulier dans le domaine des soins de santé et de l'emploi qu'il souhaite complètement régionaliser. "Pas pour casser la solidarité, mais pour faire en sorte que l'efficacité et la responsabilisation soutiennent la solidarité", a ajouté le président.

En matière d'emploi, à court terme, les patrons flamands veulent un seul statut professionnel qui supprime la distinction entre employé, fonctionnaire et indépendant, et favorise la flexibilité.