Excellent rapport pour la qualité des soins dans les hôpitaux flamands

La qualité des soins dans les hôpitaux flamands est généralement excellente. C'est ce qui ressort des inspections surprises effectuées par des inspecteurs du gouvernement flamand dans tous les hôpitaux de la Région au cours des deux dernières années. Néanmoins, les inspecteurs ont découvert quelques situations occasionnelles préoccupantes.

Qu’en est-il des soins accordés aux patients cardiaques dans les hôpitaux flamands ? Qu’en est-il des interventions chirurgicales et quelle est la qualité de l’accueil aux urgences ou aux soins intensifs ?

Ces deux dernières années, l’inspection des soins de santé a effectué des contrôles à l’improviste dans tous les hôpitaux flamands. Lors de ces contrôles, les inspecteurs ont par exemple vérifié si le matériel chirurgical était suffisamment stérilisé, si les transfusions sanguines étaient effectuées en toute sécurité, et si le personnel médical nécessaire était bien présent.

Selon les conclusions des inspecteurs, les hôpitaux flamands obtiennent de très bons résultats. Il n'y a pratiquement aucune faiblesse dans les soins aux patients cardiaques ainsi que dans les soins chirurgicaux et de médecine interne.

"L'intérêt et l'attention pour la qualité des soins ont énormément augmenté ces dernières années", constate Karine Moykens, secrétaire générale du Département du bien-être, de la santé publique et de la famille du gouvernement flamand.

Quelques points faibles malgré tout

Si les résultats étaient très satisfaisants,  l'Inspection des soins de santé a tout de même mis en évidence quelques points à améliorer. Certains d'entre eux  étaient même considérés comme de véritables "signaux alarmants" pour les inspecteurs. Il s'agit de situations pouvant présenter des risques sérieux pour les patients. "Mais il s'agit toujours de choses qui peuvent être améliorées très rapidement", souligne Karine Moykens.

Les inspecteurs ont ainsi remarqué que dans 1 hôpital sur 6, le système d'appel pour la réanimation n'était pas entièrement satisfaisant dans le cadre des soins aux patients cardiaques. Par conséquent, ces hôpitaux ne pouvaient pas garantir qu'une équipe de réanimation arrive au chevet du patient immédiatement et sans perte de temps. De plus, le personnel infirmier de certains campus était incapable de suffisamment surveiller le rythme cardiaque d'un patient à distance.

En médecine interne et en chirurgie, il y a eu quelques réclamations auprès de certains services d'urgence et de MUG. Le fait qu'un patient aux soins intensifs ne portait pas de bracelet d'identification ou qu'un anesthésiste n'était pas présent au bloc opératoire pour un patient sous anesthésie est également considéré comme risqué.

Environ un tiers de tous les hôpitaux ont dû être recontrôlés par la suite. "Mais lors de notre nouveau passage, tous ces points faibles semblaient avoir été résolus", conclut Karine Moykens.