Le président de la N-VA Bart De Wever s'en prend à sa collègue de l'Open VLD Gwendolyn Rutten

La N-VA veut faire partie du gouvernement fédéral pour poursuivre la politique de centre-droit du gouvernement Michel. C'est ce qu'a déclaré le président Bart De Wever lors de la réception du Nouvel An de son parti à Malines. Dans le même temps, il a également lancé une pique à la présidente de l'Open VLD, Gwendolyn Rutten, et a tenté de se rapprocher des socialistes.

Lundi, les informateurs royaux Joachim Coens (CD&V) et Georges-Louis Bouchez (MR) doivent faire rapport au roi. On ne sait pas encore exactement quelle sera leur proposition, mais la N-VA a toujours l'ambition de faire partie du nouveau gouvernement fédéral.

"En tant que N-VA, nous n'avons pas peur de prendre nos responsabilités. Nous l'avons déjà fait au sein du dernier gouvernement fédéral ", a déclaré Bart De Wever devant plus de 5.000 militants réunis à Malines à l'occasion de la réception de Nouvel An de la N-VA.

Mais pour obtenir un gouvernement violet-jaune (nationalistes, libéraux et socialistes) la N-VA devra trouver un accord avec les socialistes francophones du PS, "ce qui n’est pas encore fait pour l’instant", a déclaré Bart De Wever au micro de la VRT. "En ce moment, je pense que le PS a l’impression qu’il peut former un gouvernement très à gauche, car Mme Rutten (présidente de l'Open VLD, ndlr) a donné son accord à cette note très à gauche de M. Magnette".

"Cela rend les négociations difficiles. S'il y avait un signal que ce projet de coalition arc-en-ciel (socialistes, libéraux et écologistes) ne peut pas se faire, alors la situation pourrait changer complètement ", ajoute De Wever.
 

Bart De Wever attaque une nouvelle fois Gwendolyn Rutten

Le président des nationalistes flamands s’en est pris vertement à sa collègue libérale de coalition en Flandre en assurant que la N-VA était un parti "qui n'entrera jamais dans un gouvernement uniquement pour le plus grand honneur et la plus grande gloire des chefs de parti qui souhaitent devenir ministre ou même Premier ministre", ce qui peut être vu comme une pique lancée à Gwendolyn Rutten à qui, selon De Wever le président du PS Paul Magnette aurait offert le poste de Première ministre.

Bart De Wever a également plaidé pour un relèvement des plus petites pensions, ce qui constitue une tentative de rapprochement avec les socialistes, pour qui il s’agit d’un point de rupture.

"C’est un geste envers tous les partis qui veulent une politique sociale plus forte mais à condition de ne distribuer que ce que l’on a obtenu en augmentant le taux d’emploi", a ajouté De Wever. Ce que nous ne voulons pas faire c’est distribuer de l’argent que nous n’avons pas ou qu’il faudrait obtenir auprès de la population.
 

Former un front flamand ?

Bart De Wever ne comprend pas l'attitude de l'Open VLD, qui ne veut pas d'un front flamand dans les négociations du gouvernement fédéral. " Avec CD&V et Open VLD, nous avons pourtant conclu un accord de coalition flamand de centre-droit, avec de grandes ambitions qui pourraient également être réalisées au niveau fédéral. Le CD&V s'en souvient et je lui en suis reconnaissant, mais l’Open VLD a apparemment tourné la page et veut écrire un tout nouveau chapitre arc-en-ciel. Alors pourquoi sont-ils entrés dans un gouvernement flamand de centre-droit ?", se demande De Wever.

"Je n'y trouve aucune logique, sauf une logique qui n'a peut-être rien à voir avec le contenu. Si vous concluez un accord de coalition flamand de centre-droit et qu'un mois plus tard, vous dites soudain le contraire , alors c’est que quelque chose ne va pas. L’Open VLD a choisi de renoncer à être un parti d’une coalition suédoise, mais d’aller vers une coalition arc-en-ciel, j’en prends acte", a conclu De Wever.


 

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