Gwendolyn Rutten : "Les libéraux veulent œuvrer à un projet positif et pas former un front contre les autres"

La présidente de l'Open VLD, Gwendolyn Rutten, a rejeté les accusations de son collègue de la N-VA, Bart De Wever selon lesquelles elle aurait refusé une invitation à une réunion avec les trois partis majoritaires flamands. "Un front c’est contre quelque chose moi je fais de la politique pour un projet positif" a-t-elle déclaré. La présidente de l’Open VLD était interrogée ce dimanche à la réception du Nouvel An du MR lors de l’émission "De zevende dag" (VRT).

Le co-informateur royal Georges-Louis Bouchez a pressé dimanche les partis politiques associés au processus de formation d'un gouvernement fédéral à se mettre à table pour entamer cette formation, "sans quoi les populistes continueront de se renforcer en Belgique".

"Huit mois après les élections, le temps des hypothèses, des rumeurs, des petits intérêts personnels ou partisans est révolu", a affirmé Georges-Louis Bouchez qui, sous sa casquette de président du MR, présentait à Wavre ses voeux aux militants.

"Il est plus que temps de se mettre à table pour former un gouvernement", a ajouté le Montois qui, avec le président du CD&V Joachim Coens, est attendu lundi chez le Roi pour lui faire rapport de leur mission d'information.

Le ministre wallon du Budget Jean-Luc Crucke (MR) a estimé, de son côté, qu’il était temps de passer à l'étape suivante et de nommer un pré-formateur. Quant au ministre libéral flamand Alexander De Croo il a relativé les propos tenus par Bart De Wever, samedi lors de la réception du Nouvel An des nationalistes flamands.

"Il y a une différence entre ce qui se dit à la tribune et ce qui se dit dans les coulisses. "Il se passe beaucoup de choses là-bas. On parle à tous les partis ", ajoute Alexander De Croo. Et partage ce que Gwendolyn Rutten a déclaré sur la formation d’un front flamand: "On n'avance pas comme ça".

Quant à l’ancien informateur socialiste flamand Johan Vande Lanotte, il a estimé que l'ouverture que Bart De Wever a faite samedi aux socialistes ne pouvait être ignorée. De Wever avait plaidé pour une politique sociale forte et un relèvement des petites pensions. "Lorsque le plus grand parti du pays fait une offre à la plus grande famille politique du pays, on ne peut pas faire comme si rien ne s'était passé ", a déclaré Johan Vande Lanotte.

Selon lui, il doit y avoir une discussion entre ces deux partis et les informateurs ont un rôle à jouer à cet égard.