Réorganisation totale à la tête du Sporting d’Anderlecht

Le club belge le plus titré en division I de football a annoncé ce mardi une réorganisation complète de son organigramme. Une véritable révolution, estiment de nombreux médias. Karel Van Eetvelt (photo à g.), l’actuel patron de Febelfin, a été nommé nouveau CEO du club par le conseil d'administration du RSCA, alors que Wouter Vandenhaute (photo, centre) sera son conseiller externe. Le bourgmestre bruxellois Philippe Close et Patrick Lefevere (photo, à dr.), manager de l'équipe cycliste Deceuninck - Quick Step, ont aussi été sollicités, en tant que membres indépendants du conseil d'administration.

Le président du RSC Anderlecht, le Gantois Marc Coucke, a réagi auprès de la chaine Sporza (VRT) à la révolution de palais que son club a effectuée en début d'après-midi. Coucke a en effet installé Karel Van Eetvelt comme nouveau CEO du Royal Sporting Club Anderlecht. L'ancien homme fort de Febelfin sera assisté par l'homme de médias Wouter Vandenhaute en tant que conseiller externe. Patrick Lefevere, le manager de l'équipe Deceuninck Quick-Step, et Philippe Close, bourgmestre de Bruxelles, rejoignent le conseil d'administration des Mauve et Blanc. L'arrivée de Vandenhaute a été la plus surprenante.

Il y a deux ans à peine, Coucke a en effet été préféré à Vandenhaute dans la bataille pour l'achat du club anderlechtois. Le patron de Flanders Classics (les grandes classiques cyclistes flamandes) est aujourd’hui invité à rejoindre le RSCA par Coucke. "Wouter est depuis des décennies un enfant de la maison à Anderlecht et il est aussi resté sportif quand le club m'a choisi", a expliqué le président d'Anderlecht.

"De plus, nous avons un bon contact personnel depuis longtemps. Pendant ma période de course (cycliste en tant que sponsor de Quick Step et de Lotto, NDLR), nous avions la tradition d'avoir un déjeuner une fois par an et c'était toujours des conversations intenses et inspirantes".

"Il y a quelques mois, j'ai envoyé à Wouter un message disant que nos dîners ensemble me manquaient et nous avons donc repris le fil. Sa passion pour le club est restée intacte, même s'il m'a tout de suite fait comprendre qu'il n'aimait pas un rôle opérationnel ni un rôle d'administrateur. Mais nous avons continué à parler avec un esprit ouvert et cela a abouti au plan que le conseil d'administration a approuvé aujourd'hui. Et je suis personnellement très heureux de cela".

"J'ai été ouvert et honnête avec Wouter sur la façon dont j'ai sous-estimé ce défi," a continué Marc Coucke (photo archives, à dr.). "J'ai dû prendre la décision d'acheter Anderlecht rapidement. La procédure de vente a été très courte. J'ai décidé de prendre une partie de mon équipe d'Ostende à Anderlecht. En partie à cause de la situation à Anderlecht à l'époque, cela n'a pas fonctionné".

"Pas de changement de cap radical"

Pour Coucke, l'une des exigences de l'entretien a été de se faire une idée du "projet Kompany". "L'arrivée de Vincent Kompany (photo), je l'ai toujours soutenue" a clairement rappelé le président anderlechtois. "Vincent est l'un des plus grands joueurs de football que la Belgique ait jamais eu et il a un cœur énorme pour le club. L'impact psychologique de son choix pour le RSCA a été et est toujours très important et il a donné de l'espoir à toute la famille d'Anderlecht. Dans les conversations avec Wouter et Karel, j'ai remarqué qu'ils regardent le projet de Kompany de manière positive et constructive, et n'ont pas l'intention de jeter l'enfant avec l'eau du bain. Il ne s'agit donc pas d'un nouveau changement de cap, mais d'un nouveau pas dans la même, bonne direction".

"Déjà l'été dernier, j'ai décidé que je ne voulais pas être un président opérationnel, mais un président non interventionniste qui met les bonnes personnes au bon endroit et leur donne l'espace nécessaire pour ramener le RSCA au sommet", a conclu Marc Coucke. "Et avec le nouveau CEO, les deux administrateurs indépendants et le consultant stratégique, cette structure devient complète."

"Remettre Anderlecht sur la carte du football international"

Le bourgmestre de Bruxelles Philippe Close (PS) affirme pour sa part vouloir redonner au club bruxellois son lustre d'antan et le replacer sur la carte du football international.

Le bourgmestre (photo archives) a été flatté par l'appel de Marc Coucke. "Il est fan de longue date. Il siégera comme indépendant et ne sera pas payé pour cela", soulignait la porte-parole du bourgmestre.

Philippe Close espère que le club retrouvera bientôt sa splendeur et que la ville pourra à nouveau bénéficier de son rayonnement international. La question d'un nouveau stade n'est pour autant pas à l'ordre du jour. Le rôle exact du bourgmestre au sein du conseil d'administration n'a pas encore été précisé.

Nicolas Maeterlinck