Le PS rejette toujours une coalition avec la N-VA

Alors que les informateurs royaux Joachim Coens (CD&V) et Georges-Louis Bouchez (MR) examinent si un rapprochement entre la N-VA et le PS est possible, le ministre-président bruxellois, Rudi Vervoort (PS) vient une nouvelle fois de fermer la porte à une telle coalition.

Au début de la semaine, la mission des informateurs Joachim Coens (CD&V) et Georges-Louis Bouchez (MR) a été prolongée jusqu’à fin janvier. Ils doivent examiner si un gouvernement fédéral composé notamment de la N-VA et du PS serait possible.

Ce mercredi matin, Rudi Vervoort (PS), le ministre-président bruxellois était invité de l’émission "De ochtend" sur Radio 1 (VRT) il a déclaré que s’il était possible de se parler entre PS et N-VA, que cela avait été fait, mais que dans l’état actuel des choses il était impossible de former un gouvernement avec la N-VA.

Lors de la réception du Nouvel an de son parti, le week-end dernier, le président de la N-VA, Bart De Wever avait semblé vouloir faire un geste à l’égard des socialistes en annonçant être prêt à accepter une de leur revendications, à savoir, un relèvement du montant des plus petites pensions. Mais le PS n’y croit pas.

"Bart De Wever souffle le chaud et le froid" a déclaré Rudi Vervoort. Une fois, il fait une légère ouverture mais ensuite il change de discours et la referme immédiatement et affirme qu’il n’est pas possible de travailler avec le PS.

"On a toujours l'impression qu'il rajoute une petite couche pour remettre un peu de brouillard dans le processus et se dire que cette crise peut se poursuivre indéfiniment, ce qui peut-être, d'une certaine manière, l'arrange", a poursuivi le ministre-président bruxellois sur les antenne de Bel RTL.

De son côté Bart De Wever a noté que "depuis des mois le PS déclare ne plus être intéressé à former un gouvernement avec la N-VA, un gouvernement qui disposerait d’une majorité en Flandre et il trouve cela grave".

Le SP.A comme intermédiaire entre PS et N-VA

De son côté la députée flamande et ancienne ministre fédérale du Budget Freya Van den Bossche (SP.A) a appelé les socialistes francophones à ne pas dire "non" a priori aux nationalistes de la N-VA.

Dans l'émission De Ochtend sur Radio 1 (VRT) mercredi elle a estimé que cela valait la peine d'écouter et de parler avec la N-VA car on ne sait pas jusqu’où elle est prête à aller", a-t-elle indiqué.

"Chaque jour apporte un nouveau scénario" à la saga de la formation du gouvernement fédéral. "Mais tant que le CD&V maintient la N-VA à bord, une coalition Vivaldi (socialistes, libéraux, écologistes, et chrétiens-démocrates) est impossible. Et tant que le PS maintient son veto, l'alternative n'est pas possible non plus", a-t-elle souligné.

"Nous ne sommes pas mariés au PS. Nous ne constituons pas un parti unique. Il y a des points d'accord mais aussi des différences. Nous nous comprenons mais nous n'avons pas toujours le même point de vue", a poursuivi Freya Van den Bossche en rappelant que le PS avait déjà participé à des gouvernements - du début du gouvernement Leterme I en 2007 à la chute de Leterme II en 2010, ndlr - sans son homologue flamand.

Elle a également regretté que le PS rejette catégoriquement une majorité avec le parti de Bart De Wever alors que celui-ci a tendu la main aux socialistes, en plaidant notamment pour un relèvement des pensions. "On ne sait pas à quoi est disposée la N-VA. je trouve que ça vaut la peine d'écouter et de parler". Si le résultat est insuffisant, on peut alors se retirer ou essayer de négocier, a-t-elle conclu.