Le carillon de Baal irrite : "Tous les quarts d’heure un refrain, cela nous mine"

Dans la petite commune de Baal, rattachée à Tremelo en Brabant flamand, le carillon de l’église Saint-Anne joue tous les quarts d’heure un petit refrain, même pendant la nuit. Ce qui irrite énormément certains riverains, qui s’y sont récemment installés. "Nous ne parvenons pas à dormir suffisamment", indiquent-ils. La commune cherche une solution. Mais la fabrique d’église, propriétaire du carillon, veut conserver la tradition vieille de 125 ans.

Pour certains des habitants de Baal, le carillon de l’église Sainte-Anne est une douce berceuse. Pour d’autres il s’apparente au tapage nocturne. Il fait en tous cas beaucoup parler de lui dans la petite commune brabançonne ces derniers jours.

"Nous ne parvenons pas à dormir", indique Willy Volont, qui a déménagé de Tremelo à Baal il y a trois ans. "Il y a même une voisine que va dormir deux fois par semaine chez sa fille à Keerbergen, pour rattraper du sommeil. Tous les quarts d’heure un petit refrain, cela nous mine". Willy et d’autres habitants voudraient que la commune fasse quelque chose.

Le bourgmestre Bert De Wit affirme comprendre la situation, bien qu’il ne soit pas gêné par les cloches de l’église locale. "J’habite à un jet de pierres et cela ne m’empêche pas de dormir. C’est plutôt une petite mélodie qui m’endort", précise le bourgmestre de Baal.

"La plupart des habitants y sont habitués, ou s’y habituent. Il faut aussi souligner que le carillon joue déjà son refrain depuis 125 ans, tous les quarts d’heure. Cela fait partie du folklore dont nous sommes fiers et auquel nous ne voulons pas toucher. Ce n’est pas du tapage nocturne. D’après les règlements, le carillon des cloches n’est pas considéré comme du tapage nocturne".

Et la fabrique d’église ?

L’administration communale veut cependant aider les habitants qui ont des insomnies à cause des cloches. "Quant à nous, le carillon peut être débranché entre minuit et 6h du matin", déclare le bourgmestre De Wit. "Mais la décision finale incombe à la fabrique d’église, et ses responsables ne sont pas vraiment prêts à arrêter les cloches".

Le bourgmestre craint que la situation ne s’envenime et que certains habitants aillent porter plainte en justice. Quant à la fabrique d’église, elle n’était pas joignable pour un commentaire.