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Coronavirus : la KUL et l’Université d’Anvers ne laissent plus leurs étudiants se rendre en Chine

Les universités d'Anvers et de Louvain (KU Leuven) ont annoncé jeudi qu'elles n'autoriseraient plus leurs étudiants à rejoindre la Chine dans le cadre d'un stage, du programme d’échange Erasmus ou d'un projet de recherche. Ces mesures interviennent dans le contexte de la propagation du coronavirus en Chine. L'Université de Gand a, par contre, confirmé qu'elle autorisait encore ses étudiants à s'y rendre. Quelques étudiants et collaborateurs de l’Université d’Anvers qui se trouvent déjà en Chine y restent pour l’instant.

A Anvers, seuls quelques étudiants sont concernés à court terme alors qu'ils devaient faire un stage dans un hôpital de Wuhan - la première ville chinoise touchée par l’apparition et la propagation du coronavirus.

A l'Université de Louvain, après une évaluation des risques, sept étudiants n'ont pas pu se rendre en Chine pour y étudier un semestre. Dix-neuf étudiants de l’université catholique qui se trouvent déjà en Chine peuvent actuellement y rester, mais reçoivent des mesures de précaution accrues.

Ce n’est pas la première fois que la KU Leuven prend ce type de mesures. Lors de l’apparition du coronavirus du SRAS, il y a 15 ans, des étudiants avaient vu leur programme d’échange en Chine s’envoler en fumée. "Nous prévoyons des programmes de rechange pour ces étudiants", indique le vice-recteur Peter Lievens.

Nous essayons d’être sur la même ligne que d’autres universités
Filip Lardon, vice-recteur de l'Université d'Anvers

"C’est une décision drastique que nous avons prise", admet le vice-recteur de l’Université d’Anvers, Filip Lardon. "Le problème est que la propagation du virus est imprévisible. Et elle avance plus rapidement que nous ne l’avions escompté".

"Nous craignons avant tout que certaines compagnies aériennes ne voleront plus vers certaines régions de Chine. C’est pourquoi nous avons décidé d’interdire les voyages en Chine dans le cadre de notre police d’assurance. Nous essayons d’agir de la même façon que les autres universités en Belgique". L’Université Libre néerlandophone de Bruxelles (VUB) doit encore décider de la position à adopter.

Quant aux étudiants de l'Université de Gand, ils sont quant toujours autorisés à se rendre en Chine. "Nous suivons de près les conseils du Service public fédéral des Affaires étrangères. Nous nous conformons à leurs recommandations", explique l'université. Les trois universités ont aussi précisé qu'elles ne comptaient pas demander à leurs étudiants actuellement en Chine de rentrer mais elles leur ont envoyé plusieurs recommandations.

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