Un employé de Fedasil menacé après une série de Tweet de Theo Francken sur l’achat de gants de boxe

Fedasil, l’Agence Fédérale pour l'accueil des demandeurs d'asile en Belgique, n'a pas du tout apprécié vendredi une série de tweets envoyés par le député N-VA Theo Francken. Ce dernier avait critiqué l'achat par le centre pour demandeurs d’asile de Poelkapelle (Flandre occidentale) d'un ensemble de gants de boxe. Il se demandait si les gants de boxe allaient "renforcer le soutien à l'accueil des demandeurs d'asile parmi la population".

L'ancien secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration reprenait dans cette série de tweets un lien posté par un autre internaute, qui permet de consulter l'appel d'offres Fedasil avec le nom complet de la personne de contact en charge de l'achat. "Depuis, cette personne employée par Fedasil a reçu des appels téléphoniques menaçants", selon la directrice de la communication, Mieke Candaele. "Voilà ce qui arrive, quand on transmet des choses via les médias sociaux sans réfléchir", a-t-elle déploré.

Les réflexions de l'élu N-VA en elles-mêmes, remettant en question le bienfondé de l'achat de gants de boxe pour un centre d'accueil de demandeurs d'asile, sont également réductrices, balaie-t-elle. "Il y a visiblement des sports pour les demandeurs d'asile et des sports pour les Belges", dans la vision du député, analyse-t-elle.

La ministre compétente, Maggie De Block (Open VLD), a demandé il y a déjà un certain temps à Fedasil d'activement contrer les messages trompeurs, surtout sur les réseaux sociaux. "Mais si même des parlementaires se mettent à les répandre, cela devient difficile", a commenté Mieke Candaele.

Depuis Theo Francken a présenté ses excuses pour avoir révélé dans son message le nom de l’employé de Fedasil.