Mouvement de grève à la VRT ce lundi

Une grève de 24 heures a été entamée ce lundi à minuit à la VRT. Les syndicats et une partie du personnel entendent ainsi dénoncer la manière dont l’administrateur délégué du média public flamand, Paul Lembrechts, a été licencié. Ils s’opposent aussi aux économies imposées par le gouvernement flamand. Suite à cette action, l’offre des médias de la VRT sera fortement limitée.

Un piquet de grève a été installé à l’entrée de Reyers où se trouve le bâtiment de la VRT. "Nous n’allons évidemment pas empêcher les gens de travailler, mais nous comptons les informer avant qu’ils ne puissent entrer", a commenté Michelle Graus, du syndicat socialiste. "Nous sommes convaincus que cette actions est un très bon signal pour renforcer nos exigences. Nous voulons que les économies soient annulées, et que nous ne soyons plus menacés de devenir un média d’Etat". 

"Ce qui nous inquiète le plus, c’est l’autonomie de la VRT. Il est très important que nous restions un média public autonome, mais ce qui s’est passé ces dernières semaines démontre qu’une organisation est en train de subir l’interventionnisme d’une politique partisane", souligne un autre représentant syndical.

D’après les syndicats et le front du personnel, Paul Lembrechts a été écarté par le gouvernement flamand parce qu’il s’opposait aux coupes budgétaires imposées par l’exécutif. Selon les chiffres de la direction, près de 44 millions d’euros devront être économisés d’ici 2024.

Suite à ce mouvement de grogne, la programmation des différents médias de la VRT est adaptée. Les chaînes télévisées Eén et Canvas proposent principalement des rediffusions et des JT plus courts. Les radios (Radio 1, Radio 2, Studio Brussel, MNM et Klara) diffusent de la musique en continu et des bulletins d’information réduits. Sur les sites internet, tels que VRTNWS.be et Flandreinfo.be, des articles moins nombreux et plus courts sont publiés.